Retarder le vieillissement : quand la technologie renforce l’autonomie.

 
Réalité Virtuelle

En 2013, lorsque la console de salon « Wii » sort sur le marché, elle avait égayé les maisons de retraite, en y apportant jeux et bonne humeur. Son système innovant de détection des mouvements a aidé la plupart des personnes âgées à retrouver une forme physique et de meilleurs réflexes mentaux grâce aux jeux. L’utilité des nouvelles technologies auprès des personnes dépendantes était démontrée ! Désormais, les technologies au service du « mieux vieillir » innovent, cette fois-ci, sous les traits de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée.

La firme japonaise « Nintendo », avait intégré la population vieillissante très tôt dans le développement de sa console de jeu « Wii » : logique pour un pays où plus d’un quart de la population totale a plus de 75 ans (contre 18,8% en France, en 2016*). Il est depuis longtemps admis que le maintien d’une activité régulière (comme le jeu) prolonge la qualité de vie et, selon une étude de la revue PLOS One (éditée par Public Library of Science), les jeux vidéo, eux, permettraient d'accélérer de 70% les capacités cognitives des joueurs ; un bénéfice colossal pour les personnes âgées ou malades.

Le quotidien des pensionnaires est peu  à peu peuplé d’objets connectés dans les pays développés, notamment en France*. L’incursion de la réalité virtuelle et augmentée dans les maisons de retraite n’est qu’une évolution de cette transformation, initiée depuis plusieurs années avec la diminution de la fracture numérique.

Réalité virtuelle et augmentée au service des personnes âgées 

La réalité virtuelle d’un côté, la réalité augmentée de l’autre. Le premier se présente sous forme de casque au design assumé et isolant du reste du monde, l’autre à l’aspect d’une « simple » paire de lunettes.

Au-delà des jeux vidéo, tous les domaines peuvent être améliorés par ces deux technologies : santé, immobilier, architecture, coaching, apprentissage…

Chez les personnes âgées, il s’agirait avant tout de pratiques ludiques et interactives : comme la visite d’un musée ou de lieux extraordinaires sans avoir à bouger de chez soi ou du pensionnat, faute d’une mobilité réduite par l’âge ou par la maladie. Un moyen pour nos anciens de ne plus voir à longueur de journée l’austérité d’une maison de retraite, d’une chambre, d’un fauteuil ou d’un lit.

Si les casques de réalité virtuelle, aux noms tous plus insolites les uns que les autres (HTC VIVE, GEARVR, Oculus Rift), ne font pas encore l’unanimité au sein de la population vieillissante (porter un casque revient à s’isoler, écrans sont trop près des yeux…), la réalité augmentée, elle, pourrait ne pas subir le même rejet. Soutenu par le projet Européen « NACODEAL »*, ces lunettes de plus en plus légères et « passe-partout », permettent d’aider les personnes âgées dans leurs tâches et activités quotidiennes (faire la cuisine, le ménage, allumer le téléviseur sans risquer de tout casser...), facilitant l’autonomie des résidents.

Que ce soit pour s’évader dans un autre monde ou pour soigner une pathologie mentale ou physique sous-jacente, la réalité virtuelle et augmentée a encore tout à prouver mais fait l’objet de perspectives prometteuses.

 

En savoir plus

*Source : INSEE

*75 millions, soit le nombre total d’objets connectés vendus dans le monde en 2015 et ce chiffre va croissant selon une source IDC : (http://www.idc.fr/)

*Le projet NACODEAL est subventionné par des contributions publiques d’un montant de 1.014.411 € pour un budget total de 2,5 millions €  

http://www.aal-europe.eu/projects/nacodeal/