Dossier : Parkinson, mieux comprendre la maladie

Canne ou déambulateur ?

Déambulateur

Votre proche a besoin d'une aide à la marche, comme une canne ou un déambulateur ? Pour savoir lequel de ces objets serait le mieux adapté à ses difficultés, lisez nos conseils…

Votre proche a besoin d'une aide à la marche, comme une canne ou un déambulateur ? Pour savoir lequel de ces objets serait le mieux adapté à ses difficultés, lisez nos conseils…

Les différents accessoires d'aide à la marche ont le même but : préserver la mobilité, donc l'autonomie de votre parent. Une fois prise la décision d'y recourir (voir notre article « A-t-il besoin d'une canne ? »), vient le temps du choix. Entre la canne et le déambulateur (fixe ou à roulettes), il dépend de plusieurs facteurs. Voici lesquels :

Les conseils du médecin ou de l’ergothérapeute

Choisir un outil d'aide à la marche ne doit pas se faire à la légère : cet objet est destiné à assurer la sécurité de votre proche. Plutôt que de prendre la responsabilité de décider seul (ou avec votre parent), demandez conseil au médecin traitant, à un kinésithérapeute ou à un ergothérapeute. Une aide mal adaptée et mal utilisée peut s'avérer dangereuse.

Le degré de mobilité de votre proche

Lorsque votre proche est encore tout à fait apte à se déplacer et que l'aide à la marche relève du confort, il va de soi que la canne est plus adaptée que le déambulateur. En résumé, pour une perte de mobilité d'intensité croissante, l'aide qui convient le mieux est, dans l'ordre : la canne simple, puis la canne tripode et enfin le déambulateur (fixe ou à roulettes). Une adaptation au cas par cas reste toutefois nécessaire.

Des situations spécifiques

Si votre parent perd l'équilibre en ayant tendance à tomber en arrière, une canne ne l'empêchera pas de basculer. Un déambulateur, à l'inverse, lui permettra de s'appuyer franchement vers l'avant et de maintenir une bonne stabilité. Mais, s'il a peu de force dans les bras, soulever un déambulateur fixe sera épuisant. Il faudra alors préférer le déambulateur à roulettes de type Rollator®. En revanche, ce dernier est à proscrire si votre proche a perdu le réflexe de bouger les pieds pour marcher : le Rollator® risque de partir devant, laissant votre proche sur place. Dangereux !

Le besoin d’être rassuré

Quand la décision de recourir à une aide à la marche fait suite à un besoin d'être rassuré, après une chute par exemple, n'hésitez pas à opter pour une solution plus sûre que celle dont votre proche a vraiment besoin. En effet, il ne faudrait pas qu'il se sente vulnérable, même équipé, et qu'il limite ses déplacements au minimum. La canne à trois pieds, ou tripode, est souvent mieux acceptée par les personnes inquiètes car sa stabilité est meilleure que celle d'une canne classique.

La motivation de votre proche

Ce critère peut paraître secondaire, il est pourtant important. Le recours à une aide à la marche peut être jugé très stigmatisant. Si votre proche n'a pas envie d'utiliser un déambulateur, qui montre clairement son handicap, vous ne pourrez pas le forcer à s'en servir. Assurez-vous donc qu'il est d'accord avec le choix. Si ce n'est pas le cas, une aide moins « visible » sera peut-être préférable.

En savoir plus: 

Source

  • H.-C. Hsu, L.-J. Jhan, « Risk Factors of Falling among the Elderly in Taiwan: A Longitudinal Study », Taiwan Geriatrics & Gerontology 2008;3(2):141-154
  • Merci à Laetitia Civiel, étudiante à l'Institut de formation en ergothérapie de Berck-sur-mer.