5 conseils s'il ne mange plus assez de viande

Repas : pyramide d'aliments

Les protéines sont essentielles pour la santé, tout particulièrement celle des personnes âgées. Comment réagir par rapport à cette nouvelle situation ?

Vous avez constaté que votre proche mange de moins en moins en de viande ? Les protéines sont essentielles pour la santé, tout particulièrement celle des personnes âgées. Comment réagir par rapport à cette nouvelle situation ?

C'est un fait, les protéines doivent faire partie intégrante de l'alimentation de votre parent âgé. Les recommandations sont d'1 gramme de protéine par kilo et par jour. Une nécessité difficile à concilier avec une tendance souvent observée chez les seniors : le refus de la viande. 5 conseils pour éviter les conflits :

Comprendre son rejet de la viande

Il est possible que votre proche n'ait plus envie de viande par lassitude voire par écœurement. Mais il peut exister d'autres raisons.  Posez-vous d'abord des questions simples :

-        Depuis combien de temps avez-vous constaté ce rejet ? Prends-t-il un nouveau traitement depuis peu ?

  • Son rejet ne concerne que la viande ou toutes les formes de protéines (œufs, fromage…) ?   Trouvez des réponses ci-dessous.
  • Est-il un peu déprimé ? Pensez à son plaisir.
  • Souffre-t-il d'un problème dentaire qui l'empêche de mastiquer correctement ? Il faut peut-être adapter la texture de son alimentation.

Connaître les autres sources de protéines

Si son rejet ne concerne que la viande, vous pouvez agir. Les protéines se trouvent dans beaucoup d'aliments et en concentration forte dans les œufs, le poisson, le soja, les céréales (blé, avoine, seigle…), le lait et les produits laitiers : fromage, beurre, crème fraîche, yaourts, … Un repère : 100 g de viande ou poisson, 2 œufs, ½ litre de lait, 4 yaourts, 70 g d'emmental contiennent 18 à 20 g de protéines.

Ruser

Certains stratagèmes vous permettront d'introduire des protéines dans son alimentation, sans même qu'il ne s'en aperçoive. Ils consistent à« dissimuler » les apports protéinés dans des recettes appétissantes. Voici quelques idées simples à mettre en œuvre :

  • Agrémentez les spaghettis d'une bolognaise avec 70-80 gr de viande hachée : elle sera masquée par le goût de la tomate. Attention ne mettez pas trop de pâtes au début car s'il ne terminait pas son plat, l'apport protéiné serait insuffisant.
  • Accompagnez le riz et les pâtes d'une quantité conséquente de beurre, de fromage ou de crème entière,
  • Mélangez un œuf dans la purée avant de la servir
  • Mettez du fromage râpé, du lait entier, voire de la viande hachée dans un gratin de légumes.
  • Préparez-lui des crêpes au blé complet, les crêpes avec le lait et les œufs apportent des protéines même si votre proche les mange sucrées
  • Encouragez-le à consommer des céréales (maïs soufflé ou müesli) au petit-déjeuner.

Profiter des encas

Si votre proche aime grignoter entre les repas, ne l'en privez pas. Profitez de cet encas pour lui fournir des protéines. Plus lesapports seront espacés dans la journée, meilleure seral'assimilation. Proposez-lui un yaourt à 11 heures et un fromage blanc 30% à 16 heures  avec la confiture de son choix!

Penser à son plaisir

Se nourrir doit rester un plaisir. Les plats que vous préparez à votre proche seront mieux acceptés s'ils sont appétissants.

  • Faites attention à la présentation visuelle, si vous optez pour la viande mixée, ne la mélangez pas forcément aux autres aliments : une bouillie marron ne lui fera sans doute pas envie.
  • Pensez à ce qu'il aimait manger quand il était plus jeune, et adaptez ses plats préférés aux nouvelles contraintes nutritionnelles.
  • Si votre proche aime une marque en particulier, ne lui changez pas ses habitudes sans raison, gardez la même.
  • Par ailleurs, n'oubliez pas qu'un repas est toujours plus agréable quand il est partagé. Tenez-lui compagnie et passez du temps avec lui lors des repas.

Si votre proche perd ou prend du poids de façon soudaine, n'hésitez pas à en parler à son médecin traitant qui lui prescrira descompléments alimentaires spécifiques.

En savoir plus: 

Source

Etude réalisée par Seniosphère auprès de 17 maisons de retraites et lors de 25 entretiens avec des professionnels (médecins, infirmières, nutritionnistes, hospitalisation à domicile)  impliqués dans l'alimentation de la personne âgée