Dossier : Comprendre le cancer

L’aider à bien se nourrir pendant la chimiothérapie

Chimiothérapie : pyramide d'aliments

Nausées, vomissement, perte d’appétit, perte de goût, mycose buccale… Les conséquences de la chimiothérapie sur le rapport à la nourriture sont nombreuses. Comment aider votre proche à manger malgré tout ? Nos conseils avec Christelle Vial, diététicienne au Centre de cancérologie Ressource d’Aix-en-Provence.

Nausées, vomissement, perte d’appétit, perte de goût, mycose buccale… Les conséquences de la chimiothérapie sur le rapport à la nourriture sont nombreuses. Comment aider votre proche à manger malgré tout ? Nos conseils avec Christelle Vial, diététicienne au Centre de cancérologie Ressource d’Aix-en-Provence.

Pourquoi faut-il manger ?

Pour lutter contre la maladie, l’organisme a besoin de toutes ses ressources, c’est pourquoi il est important de ne pas perdre trop de poids pendant les traitements. Une perte de 10% de son poids initial (par exemple 6 kg si la personne en pesait 60) est le signe d’une dénutrition et nécessite absolument une consultation médicale ainsi qu’un suivi nutritionnel.

Les raisons de pertes d’appétit sont nombreuses et sont souvent liées aux conséquences de la chimiothérapie (les nausées et vomissements).  Son action sur les muqueuses peut entraîner une sécheresse de la bouche, des aphtes, des irritations, une perte ou une modification de goût ou des diarrhées. Chacun de ces effets secondaires peut être prévenu ou soulagé par des mesures diététiques.

Des solutions adaptées

Eviter les nausées

Le médecin peut prescrire des médicaments adaptés. Vous pouvez également  préparer les repas de votre proche à l’avance afin de lui éviter les odeurs de cuisine, lui servir plutôt des aliments tièdes ou froids ou prévoir des repas à distance des traitements (un bon petit déjeuner avant l’injection par exemple ou un dîner tard dans la soirée). Préférer les purées et les soupes plus digestes et éviter les aliments trop gras et/ou les laitages.

Prévenir la perte de poids

Si votre proche n’a pas d’appétit, incitez-le à manger plusieurs fois dans la journée des petites quantités de nourriture qui lui font plaisir. Enrichissez ses en-cas et repas en ajoutant aux plats habituels des protéines (par exemple des œufs durs émiettés, du jambon haché), et des graisses sous forme de crème fraîche, fromage râpé ou fondu par exemple. Par exemple, pour l’inciter à consommer des légumes riches en vitamines dont il a besoin, préparez les plutôt en flan (œuf+ lait) ou en gratin (béchamel + fromage) au lieu de lui servir des légumes vapeur. Les fruits quant à eux, seront délicieux préparés en compote et servis avec un fromage blanc, en smoothie (fruits mixés + lait) ou en milk shake. Le médecin peut aussi prescrire des compléments alimentaires spécifiques.

Éviter les diarrhées.

Misez sur le riz, les pâtes, les bananes bien mûres, les carottes cuites, le coing, la bouillie d’avoine notamment et surtout veillez à ce que votre proche s’hydrate bien en buvant au moins 1,5 l de liquide par jour (eau riche en sel de type Vichy, tisane, soda…). Éviter le café.

Protéger les muqueuses de la bouche

Pour soulager les aphtes et mucites. Évitez tous les aliments irritants comme les épices, les aliments et le pain (la croûte peut blesser les muqueuses fragiles). Conseillez à votre proche de commencer le repas par une cuillerée de gras (beurre, crème fraîche par exemple) qui protégera les muqueuses. Préférez les aliments onctueux et frais (crèmes, potages, milk shake, les glaces). Il est également important que votre parent boive suffisamment pour éviter la sécheresse buccale et qu’il effectue un bain de bouche après chaque brossage si cela lui est possible.

En savoir plus: 

A télécharger :

Le  dépliant réalisé par la Ligue Contre le Cancer

Lien utile :

Centre Ressource du Centre de cancérologie Ressource d’Aix-en-Provence :