Incontinence anale : osez en parler!

Incontinence : portes de toilettes

L’impossibilité de retenir les gaz et/ ou les matières est un handicap qui touche environ 5 % de la population française. Les femmes sont plus touchées que les hommes et tous les âges sont concernés. Il est important d’en parler pour éviter l’isolement et le repli des personnes concernées.

L’impossibilité de retenir les gaz et/ ou les matières est un handicap qui touche environ 5 % de la population française. Les femmes sont plus touchées que les hommes et tous les âges sont concernés. Il est important d’en parler pour éviter l’isolement et le repli des personnes concernées.

L’incontinence anale est encore tabou : trop peu de patients osent aborder le problème avec leur médecin traitant ou leur gastro antérologue et les médecins eux-mêmes ne pensent pas toujours à s’enquérir d’éventuels soucis de continence. Pourtant il s’agit d’un véritable handicap qui compromet la qualité de vie de celui ou celle qui le subit et met à mal l’estime de soi.

Quelles sont les causes de l’incontinence anale?

En principe, les gaz et les matières sont retenus par l’anus formés de deux anneaux musculaires l’un contrôlé volontairement - le sphincter externe- et l’autre -le sphincter interne- constitué de muscles lisses commandés de façon réflexe à partir de signaux transmis par le rectum. Ces sphincters font partie du périnée. Ils peuvent être lésés ou dysfonctionner ce qui conduit à l’incontinence.  Parmi les causes les plus courantes de ces troubles, on trouve:

Comment en parler à son proche?

La plupart du temps, vous ne vous en apercevrez pas car votre proche fera tout pour tenir ce problème intime secret. Toutefois des gaz fréquents et non retenus peuvent éventuellement vous amener à aborder la question. Faites-le avec tact en évitant le mode inquisiteur. Incitez-le à en parler à un médecin car des solutions existent. Il est important qu’il ou elle sente que votre regard ne change pas. En effet, l’incontinence abîme l’image de soi et le soutien des personnes chères aide à conserver ou reprendre confiance en soi.

Quelles solutions?

Plusieurs techniques peuvent aider à prendre en charge l’incontinence en fonction de la cause identifiée:

  • Les mesures diététiques. Elles peuvent avoir pour but de réduire les gaz (éviction des boissons gazeuses, des fibres, des sucres rapides, des graines), de traiter la constipation ou les diarrhées, selon les cas.
  • La rééducation. Réalisée avec un kinésithérapeute spécialisé, elle conjugue plusieurs techniques : manuelle, électrostimulation à l’aide d’une sonde reliée à un courant électrique de faible intensité, ballonet permettant de travailler sur la sensibilité anale, biofeedback.
  • La chirurgie. Elle est parfois indispensable pour réparer des muscles lésés, pour mettre en place une neuromodulation (pose d’une électrode au niveau du sacrum pour stimuler les nerfs commandant les muscles responsables de la continence) ou bien pour poser un sphincter artificiel. Une autre technique chirurgicale consiste à prélever une part de muscle de la cuisse afin de reconstituer un anneau sphinctérien.

Qui consulter?

Le médecin traitant (ou le gynécologue pour les femmes) peut orienter vers un proctologue ou un gastroentérologue.

Une fois l’importance de l’incontinence évaluée, si des séances de rééducation sont prescrites, il est important de consulter un kinésithérapeute spécialisé.

En savoir plus: 

Deux associations peuvent vous aider dans vos recherches :