La dépendance : un coût important pour les personnes comme pour la société

Dépendance : femme et homme qui regardent une facture

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Aujourd’hui la perte d’autonomie touche plus de 1 200 000 personnes âgées en France.

L’effort public consacré à la dépendance est estimé à plus de 24 milliards d’euros

L’APA - l’Aide Personnalisée pour l’Autonomie - est aujourd’hui la principale prestation publique pour la prise en charge de la dépendance. La prestation peut être perçue à domicile comme en établissement, selon des modalités différentes, mais son pouvoir d’achat a diminué depuis sa création, en 2002.

Aujourd’hui, l’aide publique aux personnes dépendantes varie selon 3 critères :

  • le degré de dépendance ;
  • le niveau de revenus.
  • la solution de maintien à domicile ou de placement en établissement

Une quatrième variable, prépondérante dans les conséquences financières sur un ménage de la perte d’autonomie, doit donc être examinée : la durée de l’épisode de dépendance, et en conséquence directe, son coût total.

La durée moyenne d’un épisode de dépendance est de 4 ans[1]. A partir des estimations de coût mensuel à la charge des familles, on peut évaluer le coût total moyen de la prise en charge d’une personne dépendante à 86 500€ à domicile, et en moyenne 110 000€ en EHPAD. Dans le cas d’une prise en charge à domicile dans un premier temps, puis en établissement en cas d’aggravation de la perte d’autonomie, le coût total se situe entre ces bornes.

Ainsi dans certains cas d’épisodes de dépendance très longs,  la dépense totale à la charge de la famille pourra excéder les 110 000€ obligeant les ménages à liquider entièrement leur patrimoine quand ils en possèdent un, ou à priver de longues années durant leurs proches de toute marge de manœuvre financière. Aujourd’hui 90 000 nouvelles familles seraient concernées chaque année, correspondant aux personnes dépendantes qui dépassent les 4 années de dépendance

Des travaux sont en cours au niveau des pouvoirs publics, mais quelle que soit l’évolution du financement par la solidarité nationale, le reste à charge, notamment pour les classes moyennes, restera significatif.

Il se répartit en trois grandes familles de dépenses :

Même à domicile, aujourd’hui, les plans d’aide publics s’avèrent souvent insuffisants pour faire face aux dépenses de prise en charge, en particulier pour les cas de dépendance lourde.

La solidarité familiale constitue donc un maillon essentiel de la chaîne d’accompagnement des personnes âgées dépendantes. Cette aide informelle couvre la majorité des besoins et consiste en une aide aux tâches administratives ou domestiques. Elle se traduit également par un soutien financier. On estime que 4,3 millions de personnes aident un proche âgé[2], la moitié des aidants étant encore en activité, alors que l’autre moitié est en retraite, avec pour un tiers d’entre eux des conséquences négatives sur leur vie sociale.

Conclusion

La dépendance apparaît, par conséquent, comme une situation supportable financièrement sur courte période, grâce aux aides existantes, mais lourde et coûteuse tant pour la société que pour les familles, quand la perte d’autonomie est longue. L’impact financier d’une perte d’autonomie, et ses conséquences sur le niveau de patrimoine des personnes concernées ou de leurs proches, sera d’autant plus grand que la dépendance sera lourde, longue et la personne âgée isolée.

Pour faire face à ces restes à charge le recours à l’assurance contre la perte d’autonomie constitue une réponse significative.


 

 

En savoir plus: 

[1] Durée moyenne de perception de l’APA, selon la DREES (Etudes et Résultats n° 724, avril 2010)

[2] DREES, enquête HSA