Dépendance : au-delà de la douleur physique et morale, un coût financier qui peut devenir insupportable

Dépendance : femmes tristes

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Aujourd’hui la perte d’autonomie touche plus de 1 200 000 personnes âgées en France.

Il apparaît que, malgré les différentes aides publiques existantes, dont la principale est l’Allocation  Personnalisée d’Autonomie (APA), les dépenses restant à la charge des familles sont très importantes et peuvent devenir insupportables quand la dépendance se prolonge.

La durée moyenne d’un épisode de dépendance est de 4 ans[1]. A partir des estimations de coût mensuel à la charge des familles, on peut évaluer le coût total moyen de la prise en charge d’une personne dépendante à 86 500€ à domicile, et en moyenne 110 000€  en EHPAD . Pour la durée totale d’un état de dépendance, le reste à charge moyen peut même excéder ces montants.

Quelles dépenses ?

Les personnes dépendantes sont confrontées à des frais très conséquents de prise en charge, à domicile comme en établissement. Même une fois déduites les différentes aides publiques (APA, aides au logement, dépenses fiscales), le reste à charge peut, dans certains cas, être supérieur au revenu courant des individus.

Selon des études récentes, la participation mensuelle directe des personnes dépendantes s’élève en moyenne :

  • En établissement, à 2 300€[2], voire plus selon les pathologies;
  • A domicile à 1 800€.

En parallèle, la retraite moyenne en France est d’environ 1 300€ [3]. En termes de niveaux de vie (incluant les revenus du patrimoine), les personnes de 75 ans et plus disposaient en moyenne d’un revenu disponible de 1 812 € par personne[4].

Comment faire face ?

L’impact financier d’une perte d’autonomie, et ses conséquences sur le niveau de patrimoine des personnes concernées ou de leurs proches, sera d’autant plus grand que la dépendance sera lourde, longue et la personne âgée isolée. Dans la majorité des cas , la consommation de l’épargne disponible sera nécessaire , et l’aliénation du patrimoine tant financier qu’ immobilier s’avèrera indispensable.

Que penser de l’assurance contre la dépendance ?

Pour faire face à ces restes à charge le recours à l’assurance dépendance peut être envisagé utilement, car il constitue une réponse viagère – quelle que soit la durée de l’épisode de dépendance – et car il permet:

  • de couvrir ceux qui n’ont pas l’épargne suffisante
  • de protéger le patrimoine de ceux qui en ont

L’exemple de Madame H.

Pour illustrer les difficultés liées à la prise en charge de la perte d’autonomie, prenons un cas particulier qui n’a rien d’exceptionnel.

Madame H., résidant à Dijon, atteinte de la maladie d’Alzheimer, a dû être placée en établissement spécialisé. Le coût total de ce placement atteint 33 600€ par an en 2013, alors qu’elle bénéficie d’un revenu, APA comprise, de 18 200 € par an.

Il manque donc à Madame H. 15 400 € par an pour faire face à sa perte d’autonomie.

Madame H est propriétaire de son appartement et possède un livret A et un Livret Développement Durable au plafond (soit 35 000 € d’épargne). Durant 2 ans il  est possible de puiser dans l’épargne de Madame H, mais ensuite ses proches devront prendre la décision de vendre son appartement.

L’intérêt de l’assurance dépendance

Si Madame H avait souscrit à l’age de 60 ans une assurance dépendance (cotisation d'environ 55€ par mois en cas de dépendance totale), elle pourrait prétendre  à un complément de revenus de 555 € par mois (rente de 500 € par mois + exonération de primes). Soit 6 660 € par an. Cela permettrait à ses proches de faire face aux dépenses durant un peu plus de 4 ans, tout en conservant le patrimoine - l’appartement - de Madame H pendant ce temps.

En savoir plus: 

[1] Durée moyenne de perception de l’APA, selon la DREES (Etudes et Résultats n° 724, avril 2010)

[2] Estimation IGAS

[3] Etudes et résultats, DREES,  les retraités et les retraites édition 2014 

[4] Les revenus et le patrimoine des ménages, édition 2010, INSEE