Dossier : Alzheimer : nos conseils pour mieux l’accompagner

Perte d’autonomie : les aides financières

Aides financières : pièces de monnaie

Votre parent aurait besoin d'être assisté dans sa vie de tous les jours ? Il a sans doute droit à des aides pour financer ses dépenses supplémentaires !

Votre parent aurait besoin d'être assisté dans sa vie de tous les jours ? Il a sans doute droit à des aides pour financer ses dépenses supplémentaires !

La perte d'autonomie, par les besoins qu'elle entraîne, a un coût. Pour faire face à ces dépenses, votre parent peut heureusement prétendre à un certain nombre d'aides, directes ou non. Ces aides varient en fonction de ses revenus, de son degré de dépendance, du fait qu'il emploie quelqu'un directement ou non…

Prise en charge de la dépendance

L'allocation personnalisée d'autonomie (APA) peut être attribuée aux personnes qui ont besoin d'une aide pour accomplir les actes de la vie quotidienne. Elle suppose une perte d'autonomie minimale, évaluée par une équipe médico-sociale. Cette allocation finance les dépenses d'aide-ménagère, de garde à domicile, de portage de repas… dans des proportions variables suivant les ressources de l'intéressé.

Renseignements : Conseil général du département de résidence de votre parent ou Centre communal d'action sociale (CCAS) de sa commune ou Centre local d'information et de coordination (CLIC) du secteur.

Financement des services à la personne

  • Si votre parent ne peut prétendre à l'APA (par exemple si son niveau de perte d'autonomie ne le justifie pas), il peut éventuellement bénéficier de l'aide sociale du département pour son ménage, ses courses, la préparation de ses repas… A condition que ses ressources soient inférieures à certains seuils. Renseignez-vous auprès du Centre communal d'action sociale (CCAS).
  • En l'absence d'aide sociale ou d'APA, l'Assurance retraite propose de réaliser un plan d'action personnalisé en fonction des besoins de votre parent. A l'issue d'une évaluation, elle peut mettre en place diverses prestations qu'elle finance dans la limite de 3000 euros par an. Une contribution reste à charge de votre parent : elle va de 10 % à 73 % des prestations, en fonction de ses ressources. Renseignements auprès de la Caisse de retraite de votre proche.
  • Si votre parent emploie une aide à domicile et qu'il paie l'impôt sur le revenu, il bénéficie d'une réduction d'impôt de 50 % des dépenses effectivement supportées, dans la limite de 12 000 euros par an. Dans certains cas, ce plafond peut être porté à 15 000 euros (majoration de 1 500 euros par enfant à charge ou personne de plus de 65 ans vivant au foyer) voire 20 000 euros (si votre parent, titulaire d'une carte d'invalidité perçoit une pension d'invalidité de troisième catégorie). Le montant maximal de la réduction d'impôt varie ainsi de 6 000 euros à 10 000 euros. Demandez plus de précisions au Centre des finances publiques de votre parent dont l'adresse figure sur sa déclaration de revenus.
  • S'il a 70 ans ou plus ou bien s'il a 60 ans et est titulaire d'une carte d'invalidité à 80 %, votre parent peut également bénéficier d'une exonération des cotisations patronales de Sécurité sociale, maladie, vieillesse et allocations familiales.