Le vote à l’épreuve de la maladie, du handicap et du grand âge

Droit de vote : urne de vote

Le droit de vote confère une identité civique à ceux et celles qui ont une identité sociale fragilisée. Cependant, l'isolement, la solitude ou l'influence de l'entourage peuvent être des facteurs de désintérêt.

« De toute façon, moi, je voterai comme ma petite-fille me dira », Résidente d'une maison de retraite de Rennes. Le droit de vote confère une identité civique à ceux et celles qui ont une identité sociale fragilisée. Cependant, l'isolement, la solitude ou l'influence de l'entourage peuvent être des facteurs de désintérêt. Comment y remédier ?

La fragilité, facteur de désintérêt

Isolé du fait de son âge, de la maladie oud'un handicap, votre proche peut avoir des difficultés à exprimer ses désirs et opinions. L'isolement incite au retrait par rapport à la société en général, au monde politique en particulier.

Une étude qualitative menée par entretiens auprès de personnes vivant dans des centres de long séjour, montre que la désinsertion sociale fait diminuer, sinon disparaître, l'intérêt pour la vie politique.

Quel que soit le type d'élection, c'est à partir de la classe d'âge trente-cinq-quarante-quatre ans que l'abstention diminue de façon significative pour n'augmenter ensuite que chez les électeurs - électrices âgés de plus de soixante-quinze ans. Elle traduit un repli sur soi dû à l'isolement entraîné par la très grande vieillesse.

Quelle que soit sa situation, à domicile ou en établissement, votre proche reste un citoyen à part entière. La perte d'autonomie entraîne des choix, qui lui sont bien souvent imposés pour répondre à son problème de dépendance (lieux de résidence, activités, soins,…). Cette mise à l'écart l'assimile à un citoyen de seconde zone, entraînant un désintérêt pour les choix l'entourant.

Les incitations

Cependant, pour combattre ce délaissement et cette distanciation avec la société, vous pouvez, tout comme les professionnels, être des « facilitateurs » de citoyenneté :

  • encourager à l'inscription sur les listes électorales
  • expliquer vote par procuration et rassurer sur le choix du mandataire
  • inviter à la lecture de la presse ou écoute des médias
  • discuter des questions de société
  • être disponible et organiser des aides pour lui permettre de se déplacer…
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Source

Laurence HARDY, sociologue - © DOC Editions