Par où commencer ?

CLIC et CCAS : consultation de documents

Affronter une situation de dépendance implique de bien connaitre les besoins de votre proche et de l'aider à bénéficier des aides auxquelles il a droit. Mais par où commencer ?

Affronter une situation de dépendance implique de bien connaitre les besoins de votre proche et de l'aider à bénéficier des aides auxquelles il a droit. Mais par où commencer ?

Voici les questions qu'il faut se poser :

Quel est le niveau d'autonomie de mon proche ?

Premier reflexe, contactez le CLIC le plus proche de chez vous. En principe, la plupart sont de niveau 3 et peuvent donc se charger de l'évaluation et du suivi. Un travailleur social habitué aux personnes âgées se déplacera pour évaluer le degré d'autonomie de votre proche de manière concrète (peut-il se déplacer, faire sa toilette, s'habiller, lire, écrire… ?). Ensuite, il orientera votre proche vers un placement en EHPAD* ou préconisera un maintien à domicile si votre proche peut se débrouiller seul, ou que vous lui apportez une aide suffisante. S'il est réticent, associez le médecin traitant à la discussion afin que les choses se passent en douceur. Si nécessaire, celui ci pourra prescrire un bilan gérontologique.

A qui s'adresser ?

Selon que vous soyez aidant d'une personne âgée ou d'une personne handicapée, votre interlocuteur privilégié ne sera pas le même.

Si la perte d'autonomie est advenue après 60 ans, votre proche n'est pas sous le régime du handicap. Le Centre communal d'action sociale (CCAS) vous informera sur les aides dont peut bénéficier votre proche. Il vous indiquera la marche à suivre et décidera s'il remplit les critères d'attribution. Sa mission est complémentaire du CLIC, le Centre Local d'Information et de Coordination Gérontologique. Ce lieu d'accueil et d'écoute vous oriente dans vos démarches et trouve des solutions concrètes aux problèmes du quotidien (trouver une aide à domicile, un accueil de jour…). Par exemple, dans le cadre de l'attribution de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), un travailleur social se déplacera chez votre proche pour mettre en place un plan d'aide.

Comme leur nom l'indique, les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) fonctionnent comme un guichet unique pour toutes les démarches liées aux diverses situations de handicap ( carte d'invalidité, de priorité etc…)

Les Points Info famille (PIF) sont des lieux d'information pour vos démarches administratives et associatives. Ils couvrent toutes les questions de la perte d'autonomie (grand âge, handicap…) mais également celles liées à la vie de votre enfant (par exemple, si vous souhaitez le faire garder), ou de votre couple (quelles démarches effectuer pour se marier, ou divorcer ?)… Utiles pour savoir à qui s'adresser pour la suite. Trouver le PIF le plus près de chez vous ici !

Dans tous les cas, sachez que vous n'êtes pas seuls, et que des dispositifs existent pour faciliter son quotidien et le votre.

Qu'ai-je le droit de faire pour lui ?

En tant qu'aidant, vous serez confronté rapidement à toutes les situations du quotidien : Est-il en mesure d'utiliser sa carte bleue ? Faut-il le protéger d'un éventuel abus ? Peut-on mensualiser ses prélèvements (loyer, électricité) par virement automatique ? Qui va remplir sa déclaration d'impôts ? Faut-il contacter une société de service à la personne ? Il vous faudra également décider quel type d'aide convient à votre proche et vous-même : un coup de fil à heure fixe, l'aider pour les courses, le ménage, la prise des repas ou de ses médicaments, sans oublier la gestion administrative. Si vous êtes débordé par l'urgence de la situation, le recours à une assistante administrative peut être un précieux atout.

Sans mesure de protection juridique, vous pourrez aider votre proche au quotidien (course, cuisine, ménage) et vous immiscer dans la gestion de ses affaires jusqu'à un certain point. Si votre proche est d'accord, vous pourrez prendre en main la gestion de son compte (pour payer des factures, notamment), mais vous ne pourrez pas conclure de prêt, de contrat de bail ou d'assurance à sa place. De plus, il faut savoir que si votre proche fait par la suite l'objet d'une tutelle, certains actes pourront être remis en cause s'ils sont jugés contraires aux intérêts de celui-ci. Parfois à vouloir trop bien faire, on prend le risque que d'autres membres de la famille se retournent contre nous. Dans ce cas, vous avez deux options :

  • soit vous faites signer un mandat ad hoc visant les actes de la vie courante (par exemple, retrait d'argent ou achats correspondant aux besoins et aux ressources de votre proche). Il est également prudent de garder tous les justificatifs et une comptabilité précise.
  • soit vous programmez une réunion de famille hebdomadaire, dont chacun des participants signera le compte rendu détaillé afin d'éviter toute contestation. De même, verbalisez les difficultés que vous rencontrez avec vos frères et sœurs. Il n'est pas impossible qu'ils vous délestent de quelques tâches par la même occasion. N'hésitez pas à faire appel à une médiatrice familiale en cas de besoin.

Quels sont mes droits en tant qu'aidant?

Au fil du temps, il est possible que votre assistance aide sur votre vie professionnelle. Vous avez peut-être droit à des congés spécifiques (liens vers congé de soutien familial, congé de présence parentale, congé de solidarité familiale…). Si vous vous sentez débordés par la situation, les formations pour les aidants sont tout sauf une perte de temps. Être aidant, ça s'apprend !

* établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes