Dossier : Handicap et études supérieures

Handicap et études supérieures : visez haut !

Handicap et études supérieures : fille fauteuil roulant en classe

Dans leur majorité, les personnes handicapées sont peu formées et peu qualifiées. Ce faible niveau de qualification est la cause principale de leur difficulté à accéder au marché de l’emploi. Un bon diplôme, même en situation de handicap, protège du chômage. Dans cette perspective, préparer les jeunes dès la 3ème et prévoir un accompagnement restent les clés du succès.

Dans leur majorité, les personnes handicapées sont peu formées et peu qualifiées. Ce faible niveau de qualification est la cause principale de leur difficulté à accéder au marché de l’emploi. Un bon diplôme, même en situation de handicap, protège du chômage. Dans cette perspective, préparer les jeunes dès la 3ème et prévoir un accompagnement restent les clés du succès.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 81,6 % des demandeurs d’emploi reconnus « travailleurs handicapés » ont un niveau CAP. La population d’étudiants handicapés correspond à 0,47 % de la population totale étudiante. La loi du 11 février 2005 et les efforts entrepris par les établissements supérieurs en faveur des étudiants handicapés ne produisent leurs effets que progressivement.

Souvent, les jeunes en situation de handicap et leurs familles s'autolimitent : à quoi bon faire des études et avoir une ambition professionnelle lorsque l'on débute avec un handicap dans la vie, qu'il soit visible ( auditif, psychique, moteur, visuel) ou invisible ( dyslexie, troubles neurologiques, chroniques...). Gael Rivière, étudiant non voyant en Master 2 de droit des affaires et par ailleurs médaillé de bronze de cécifoot aux Jeux Olympiques de Londres, en est le parfait contre-exemple : il a réussi parce que ses parents lui ont fait confiance très tôt. « Je suis originaire de la Réunion. A la fin de la 3ème, j'ai demandé à partir seul à Paris. J'ai fait ma seconde comme interne à l'Institut National des Jeunes Aveugles. Puis une première et une Terminale S au lycée Buffon à Paris. Je voulais avancer, progresser, me confronter aux autres. Ma chance a été que mes parents m'aient laissé choisir ma vie à 14 ans...»

L'accès aux études demeure par ailleurs un véritable problème : manque d’information sur les orientations scolaires, sur les filières de formation et sur le monde de l’entreprise. A la fin du collège, les jeunes sont ainsi fréquemment orientés vers des BTS ou des métiers considérés comme « accessibles » : comptable, assistant de gestion, agent d'accueil, kinésithérapeute. Ceux qui percent  s'informent très tôt, font des stages et se font accompagner, non seulement par les structures mises en place par la loi 2005, mais aussi par des associations qualifiées. Les études restent les clefs d’une vie professionnelle réussie, de l’intégration sociale et de l’épanouissement personnel.