Dossier : Dossier Scolarisation de l’enfant handicapé

Les ULIS : Les dispositifs spécifiques du secondaire

Les ULIS : adolescent en fauteuil roulant et jeune fille

Si votre enfant handicapé est en âge d’entrer au collège ou au lycée, il sera peut-être orienté par la Maison Départementale des Personnes handicapées (MDPH) vers un dispositif ULIS. De quoi s’agit-il ? Voici les réponses à vos questions.

Si votre enfant handicapé est en âge d’entrer au collège ou au lycée, il sera peut-être orienté par la Maison Départementale des Personnes handicapées (MDPH) vers un dispositif ULIS. De quoi s’agit-il ? Voici les réponses à vos questions.

Qu’est-ce qu’une ULIS ?

Il s’agit d’une Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire. Elle est située au sein d’un collège, d’un lycée général et technologique ou d’un lycée professionnel. Elle accueille tous les élèves ayant un handicap (moteur, cognitif, mental, auditif ou visuel) leur empêchant de suivre une scolarité classique à plein temps. Chaque élève de l’ULIS, en fonction de son Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) suit un certain nombre d’heures de cours dans cette unité et le reste de son temps scolaire, dans sa classe de référence, en compagnie de ses camarades.

Comment sera orienté mon enfant en fin de scolarité ?

Un volet « orientation » est inclus dans son PPS. Il tient compte de ses souhaits, bien sûr, et de ses possibilités. Il peut être ainsi orienté vers des études supérieures : l’accessibilité des universités et grandes écoles est aujourd’hui de mieux en mieux assurée pour accueillir les étudiants handicapés. Il pourra aussi lui être proposé un parcours de professionnalisation. Dans ce cas, des stages seront organisés pour évaluer ses compétences et envies. Le Centre de Formation et d’Apprentissage Spécialisé (CFAS) coordonne alors les parcours de formation réalisés soit dans un CFA soit dans un centre médico-social.

Pourra-t-il passer ses examens comme les autres ?

Oui, car des aménagements spécifiques et adaptés pourront être prévus lors des épreuves, comme lors des contrôles en classes. La demande devra être déposée auprès du médecin de la Commission départementale des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDDAPH).  C’est lui qui définira les aménagements ad hoc.

Par exemple, lors d’une épreuve du baccalauréat, l’élève aura le droit à une solution adaptée à son handicap, dans le but de lui donner une chance égale de réussite aux autres élèves : un aménagement du temps, appelé aussi « tiers temps », ou encore la possibilité d’être assisté d'un secrétaire qui écrit sous sa dictée en cas d’handicap moteur etc.