Test : aidants, testez vos risques face au burn out

Test: femme qui écrit

Si le burn out touche de plus en plus de salariés aujourd’hui, il concerne également les aidants familiaux. Charge trop lourde, absence de moment pour souffler, impossibilité de dire « non » ,… La pression est aussi forte et les risques de même nature que l’on soit stressé au travail ou dans son rôle d’aidant à la maison, rôles qui parfois d’ailleurs se cumulent. Et vous où en êtes-vous de votre fatigue physique et psychique? Faites notre test pour le savoir.

Si le burn out touche de plus en plus de salariés aujourd’hui, il concerne également les aidants familiaux. Charge trop lourde, absence de moment pour souffler, impossibilité de dire « non » ,… La pression est aussi forte et les risques de même nature que l’on soit stressé au travail ou dans son rôle d’aidant à la maison, rôles qui parfois d’ailleurs se cumulent.  Et vous où en êtes-vous de votre fatigue physique et psychique? Faites notre test pour le savoir.

Pour faire ce test, choisissez un moment où vous êtes tranquille. Prenez le temps de réfléchir. Puis, lorsque vous aurez répondu à toutes les questions, en cochant les cases, faites vos calculs et consulter votre profil.

1 - Comment dormez-vous?

a) Plutôt bien

b) J’ai tendance à avoir du mal à m'endormir et je me réveille plusieurs fois par nuit pour écouter si mon proche n'a pas besoin de moi.

c) Je m'endors épuisé(e) mais me réveille systématiquement en deuxième partie de nuit. Et je suis fatiguée au réveil.

2 - Depuis que vous êtes aidant (e) vos repas sont

a) Réguliers

b) J’ai tendance à grignoter entre les repas et j'ai un peu grossi

c) J’ai pris ou perdu 10% de mon poids.

3 - Comment définiriez-vous vos relations avec votre proche?

 a) Je suis globalement satisfait(e) de ma relation avec votre proche aidé. Je prends toujours plaisir à converser avec lui, nous avons su conserver des moments de complicité.

b) J'ai du mal à évaluer ses besoins, j'ai souvent l'impression de ne pas en faire assez

c) Nous ne pouvons plus parler ou sortir ensemble, notre lien est seulement autour des soins.

4 - Avez-vous conservé des activités personnelles?

a) Oui grâce à la présence d'une aide à domicile (ou d'un autre membre de la famille)

b) De temps en temps j'arrive à prendre un moment pour aller chez le coiffeur

c) Jamais, c'est impossible.

5- Avez-vous l'impression que votre humeur a changé depuis que vous avez pris en charge votre proche?

a) Non, je n'ai pas l'impression

b) Je me sens plus fatigué (e) j'ai de temps en temps des mouvements d'humeur, mais globalement je me sens comme avant.

c) Mon conjoint (ma conjointe ou mes proches) me dit que je suis irritable, que l'on ne peut plus rien me dire, que je prends tout mal.

6 - Pensez-vous réussir à vous organiser selon vos désirs

a) Oui, j'ai mis en place des relais et globalement, je réussi à mener de front tout ce que je souhaite.

b) C’est compliqué et j'ai l'impression de courir sans arrêt, mais pour le moment, ça va.

c) Non, et je culpabilise car j'ai l'impression de ne pas y arriver de ne rien faire correctement.

7 - Que pensez-vous du fait de confier votre proche à un tiers?

a) Je le fais régulièrement plusieurs fois dans la semaine pour pouvoir souffler.

b) Je ne suis pas contre mais il existe des freins (financiers, refus de l'aidé etc)

c) Pas question : c'est mon parent, c'est donc mon devoir de l'aider, personne d'autre n'est mieux placé que moi ou plus légitime pour le faire.

8 - Vous êtes-vous déjà arrivé de vous mettre en colère après votre proche ?

a) Non

b) Parfois je sens monter la colère mais je pars alors m'isoler

c) Oui il m'arrive de crier, surtout lorsqu'il a des comportements agressifs (cris, coups, refus de soins...)

 

Comptez vos points

Vous avez une majorité de :

a) Vous semblez vous être bien organisé(e) dans votre rôle d'aidant. Vous avez réussi à trouver la bonne distance et le niveau d'implication qui vous permet de maintenir une relation équilibrée avec votre proche. Vous savez mettre les limites et cela vous protège vous, comme cela protège le lien entre vous. Vous ne considérez pas votre proche comme un fardeau.

b) Vous avez du mal à trouver du temps pour vous, vous êtes fatigué (e). N'attendez pas de craquer : mettez en place des stratégies qui vous permettront de trouver un peu de répit : aide à domicile, accueil de jour, proches etc. Le CLIC (Coordination gérontologique), le CCAS (Centre communal d'Action Sociale) ou la Maison du Handicap donc vous dépendez pourront vous aider à trouver des solutions et des financements.

c) Attention vous êtes proche du burn out, physiquement et psychiquement au bord de la rupture. Il est temps de vous écouter, de penser à vous. Même si vous vous occupez certainement très bien de votre proche, personne n’est irremplaçable : autorisez-vous à faire appel à des tiers pour vous relayer le temps de souffler. Vous re-gagnerez ainsi des forces physiques et psychiques qui vous permettront d'occuper pleinement cette place d'aidant qui vous tient tant à cœur. N'hésitez pas à parler à votre médecin, contactez des groupes de paroles, des associations d'aide aux aidants. Il est temps de prendre soin de vous aussi!