Dossier : Aider un proche atteint de Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive

BPCO: Il ne veut plus sortir de la maison: comment l'en convaincre?

BPCO : vieille dame avec son petit fils

En matière de BPCO, continuer à bouger, à sortir, à voir du monde est capital pour empêcher que la personne atteinte ne s'enfonce dans la maladie.

En matière de BPCO, continuer à bouger, à sortir, à voir du monde est capital pour empêcher que la personne atteinte ne s'enfonce dans la maladie. Et pourtant les efforts à fournir sont parfois si difficiles que l'aidant a du mal à la convaincre. Comment faire?

Pourquoi bouger?

Pour éviter l'essoufflement, votre proche reste inactif. C'est une réaction dangereuse car sa masse musculaire fond, il perd de l'endurance, est essoufflé de plus en plus facilement : sa maladie progresse plus vite. Avoir une activité physique régulière (au moins deux heures par semaine) est essentiel pour retrouver souffle et autonomie. Les sports d'endurance sont les plus recommandés : ils musclent les jambes et la cage thoracique sans efforts violents. Ensemble ou en participant aux sorties organisées par les associations de malades, vous pouvez faire de la marche (normale ou nordique) du vélo...

Mais attention, si votre proche reprend une activité physique sans connaître ses limites, il peut se mettre en danger. Faites-vous conseiller par son médecin.

A la gêne physique, s'ajoute une inhibition psychologique. En effet, en manque d'oxygène chronique, votre proche se voit contraint de ralentir ses mouvements, ce qui entraîne une crainte du regard des autres : il se sent différent, handicapé.

La conjugaison de ces deux difficultés peut conduire à un repli sur soi qui le fait entrer dans un cercle vicieux car moins il bougera, moins il aura l'envie et la possibilité de bouger. Par ailleurs, le risque de dépression n'est pas à négliger : selon les études, 37 à 71% des patients seraient concernés.

Tout doit donc être mis en œuvre pour le faire sortir de cette spirale.

Partager l'expérience des autres

Votre parent a peut-être la sensation (souvent justifiée) que personne ne peut comprendre la douleur qui est la sienne. C'est là où les associations de malades et les rencontres qu'elles permettent trouvent toute leur utilité : partager avec d'autres dans la même situation, voir comment certains surmontent leur handicap peut être d'un grand secours. Vous pouvez l'inciter par exemple à commencer à échanger sur un forum pour voir quel bénéfice il peut tirer de cet échange. S'il n'est pas familier avec les forums ou Internet, c'est l'occasion de lui proposer une initiation. Avec le contact établi, la peur du regard des autres peut tomber puisque les autres en l'occurrence, traversent les mêmes difficultés. N'hésitez pas à vous rendre avec votre proche aux réunions et sorties et d'y inviter la famille ou les amis : c'est une façon de partager son vécu, de faire un pas vers lui pour mieux comprendre ce qu'il vit et donc mieux s'ajuster à ses besoins.

Faire face ensemble

Montrer que vous êtes à ses côtés, vous caler sur ce rythme ralenti, sans impatience mais sans non plus lui éviter tout effort, c'est le juste équilibre qu'il vous faudra essayer de trouver.

Par ailleurs, n'hésitez pas à vous appuyer sur l'entourage : les amis, la famille mais aussi le médecin traitant. C'est lui notamment qui pourra faire la différence entre une fatigue logiquement liée à la maladie et une dépression réelle qu'il faudra traiter. Un démarche à ne pas négliger lorsque l'on sait que chez les personnes souffrant de BPCO, un tiers seulement des dépression sont diagnostiquées et prises en charge.

En savoir plus: 

Les associations à contacter

  • Association BPCO
  • FFAAIR

Vous pouvez également rejoindre le forum Vivre En Aidant