Dossier : Passez les fêtes sereinement avec votre proche

Des fêtes sans tensions

Fêtes : fête en famille

La maladie peut créer des tensions ou des situations délicates. Comment faire face ?

Les fêtes de fin d'année sont l'occasion de se retrouver en famille. Elles sont désignées pour être un moment de bonheur et de partage. Mais, pour certains, elles sont tristes, sources de tensions ou de craintes : la maladie fait bouger les places et les rapports au sein de la famille. Comment faire face ?

Je n'ai pas le cœur à la fête

Les difficultés du quotidien ne s'arrêtent pas à Noël et le Jour de l'An. Résultat, on n'a pas forcément envie de s'amuser. On a le sentiment d'être en décalage avec les autres, ceux dont la vie est plus légère. On se sent incapable de partager un moment avec le reste de la famille.

Pourtant, changer de cadre, être invité, s'habiller, rencontrer les autres, même pour quelques heures, ce peut être comme une bouffée d'air frais. Il est important de rompre avec la routine. Même s'il faut se forcer un peu au début, prenez-le comme quelques heures de parenthèse. Ces retrouvailles en famille peuvent être l'occasion de vous confier. Votre famille ne peut prendre la mesure de ce que vous vivez si vous n'en parlez pas. Certains de vos proches pourraient vous offrir un soutien que vous n'osiez demander.

Je voudrais éviter les tensions

Si les réunions de famille réservent de bonnes surprises, elles sont aussi, parfois l'occasion de raviver des rivalités d'enfants entre frères et sœurs. C'est d'autant plus vrai lorsque l'un d'eux s'occupe à plein temps d'un des deux parents. Si c'est votre cas, sachez que les remarques et l'attitude agressive d'un de vos proches, peuvent très bien cacher une jalousie. La proximité que vous entretenez avec votre parent apparait comme un rempart aux autres et ils se sentent exclus. Dans ce cas, n'hésitez pas à proposer de partager la charge. Proposez de déposer votre parent quelques jours chez son autre enfant ou laissez les clés à votre frère ou sœur le temps de souffler quelques jours.

Autre sujet de friction : l'entrée ou non du parent en établissement. Les fêtes ne sont pas le moment ni le lieu d'en discuter. Proposez plutôt une rencontre spécifiquement dédiée à ce débat. La médiation d'un thérapeute familiale ou d'un coach spécialisé peuvent vous aider dans cette prise de décision compliquée.

J'ai peur que son état effraie les plus jeunes

Dans la maladie, ce qui peut frapper les enfants, ce sont les modifications physiques (handicap moteur nouvellement installé, amaigrissement important, présence de matériel médical imposant) comme celles de personnalité liées à la maladie d'Alzheimer, par exemple. Ils peuvent avoir alors l'impression de ne pas reconnaître leur grand-père ou leur grand-mère, éprouver un sentiment d'étrangeté et de malaise, être effrayés par cette personne à la fois familière et étrangère.

Cette peur peut être limitée en préparant l'enfant. Il ne faut pas hésiter à lui expliquer, avec des mots simples, adaptés à son âge, ce dont souffre son aïeul et surtout répondre à toutes ses questions.

L'enfant a aussi tendance à se « caler » sur les réactions de son entourage. Plus celui-ci sera anxieux quant à sa réaction, évitera les questions, plus il ressentira cette anxiété et l'éprouvera en résonance. Mieux vaut donc, autant que possible, rester naturel et vrai.

Toutefois, rassurez-vous : les petits s'adaptent mieux à la nouveauté que les adultes, et pour eux la notion de « normalité » est bien plus élastique. Leur spontanéité permet d'entrer en communication parfois plus facilement que leurs parents. Faites-leur confiance!

A savoir

L'association France Alzheimer a édité un petit livret illustré pour expliquer la maladie aux enfants de 8 à 12 ans. Il est téléchargeable à l'adresse

http://www.francealzheimer.org/pages/association/livret-la-maladie-alzheimer-expliquee-aux-enfants.php