Dossier : L'Accident Vasculaire Cérébral (AVC)

Aidant : comment accepter sa nouvelle condition après un AVC?

AVC : femme en fauteuil roulant

Les questions les plus fréquemment posées

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Les séquelles post AVC d'un proche : quelles répercutions psychologiques sur l'aidant ?

Elles varient du tout au tout. Certains aidants (ou nouveaux aidants) vont réagir très vite et totalement accepter la situation avant même la sortie de l'hôpital de leur proche. A l'autre extrême, d'autres ne vont jamais accepter, allant même à faire psychologiquement « mourir » leur proche, c'est à dire à faire disparaître le lien filial qui existe entre eux (ex : je ne vois plus mon père en lui, ça me permet de ne pas souffrir et d'être heureux avec cette autre personne)

Comment accepter sa nouvelle condition ?

Le travail d'acceptation est un processus long et très personnel. Le but est de se focaliser sur ce que l'on peut faire aujourd'hui et pas sur ce qu'on ne peut plus faire.

Les moyens pour arriver à cela sont très personnels et dépendent du vécu de chacun ; ce qui peut-être très efficace pour certains peut ne pas l'être du tout pour d'autres.

Est-il normal de ne pas accepter les séquelles de son proche ?

Oui dans un premier temps, c'est la première étape du « deuil » et elle est nécessaire. Si cette étape dure anormalement, il faut alors se faire aider pour faire le « deuil » de ce qu'il était avant.

Ce temps de déni varie énormément d'une personne à l'autre (semaines, mois voire années).

Comment ne pas se culpabiliser face à cette attitude de déni ?

On peut en culpabiliser mais il ne faut pas que ce sentiment prenne le pas sur votre vie d'aidant (que toutes les facettes de la relation soient imprégnées de culpabilité)

Si la culpabilité devient trop lourde : seul un soutien psychologique extérieur peut vous aider.

Mais par rapport à cela, gardez confiance, car si vous culpabilisez, vous commencez à accepter et donc à faire votre « deuil ».

Quels sont les risques de ne pas accepter les séquelles ?

  • Un risque de mal-être, de passer à côté de sa relation avec son proche et des bons moments qu'elle peut apporter.
  • Une risque de maltraitance inconsciente quand l'aidant est dans le déni des séquelles de son proche.
  • Un risque de conflits et d'incompréhension quand l'aidant et l'aidé n'en sont pas aux mêmes étapes du deuil.

L'aidant doit il faire part à l'aidé de ses difficultés à accepter ses séquelles ?

Tout dépend de la relation entre l'aidant et l'aidé, du caractère et de l'état psychologique de l'aidé.

Dans certains cas, parler de ses propres difficultés à l'aidé peut-être salutaire ; dans d'autres, cela peut se révéler néfaste pour lui.

Il n'y a pas de réponse univoque, la sincérité avec soi-même est d'abord nécessaire, la connaissance de l'autre favorise dans tous les cas la meilleure prise de position, mais le soutien d'un professionnel peut s'avérer bénéfique.

Comment savoir quand on a besoin d'un soutien professionnel pour faire le « deuil » ?

Quand, le temps passant, il n'y a aucun changement sur le ressenti de l'aidant.

Quand au bout de plusieurs années, évoquer le passé est impossible sans de grandes souffrances.

En général l'aidant le sent.