Dossier : Comprendre le cancer

Le cancer du côlon et du rectum

Cancer - côlon

Il s'agit de cancers très fréquents. Ils se développent aux dépens de la muqueuse du tube digestif et sont donc des adénocarcinomes (muqueuse glandulaire). Les hommes sont plus touchés que les femmes, l'âge moyen de survenue est 70 ans.

Il s'agit de cancers très fréquents. Ils se développent aux dépens de la muqueuse du tube digestif et sont donc des adénocarcinomes (muqueuse glandulaire). Les hommes sont plus touchés que les femmes, l'âge moyen de survenue est 70 ans.

Epidémiologie

Il s'agit de cancers très fréquents. Ils se développent aux dépens de la muqueuse du tube digestif et sont donc des adénocarcinomes (muqueuse glandulaire).

Les hommes sont plus touchés que les femmes, l'âge moyen de survenue est 70 ans.

Il existe plusieurs facteurs de risque du cancer du côlon. Il semblerait qu'une alimentation riche en graisse animale et pauvre en végétaux (légumes verts...) soit associée à une augmentation du risque de cancer du côlon. Cette donnée n'est pas reconnue par toutes les équipes de recherche.

L'existence de polypes est également un facteur de risque de cancer du côlon. Les polypes sont des tumeurs bénignes (adénome), c'est-à-dire non cancéreuses, développées aux dépens du colon. Elles peuvent se transformer au cours des années en cancer.

Actuellement, on estime qu'environ 80% des cancers colorectaux dérivent d'une tumeur bénigne de type adénome. Leur exérèse permet d'éviter l'évolution vers le cancer. Il existe également un risque familial de cancer du côlon. Ce risque familial peut être dans le cadre d'une maladie génétique telle que le syndrome de Lynch ou la polypose adénomateuse familiale.

Dans ces cas-là, le risque de cancer colorectal est extrêmement élevé par rapport à la population générale.

Le risque familial peut également exister en dehors d'une maladie génétique identifiée.
On estime ainsi qu'un sujet ayant eu un antécédent familial de cancer colorectal en dehors des maladies précitées présente un risque augmenté de cancer colorectal par rapport à la population générale.

Ce risque est moins élevé que dans les deux maladies génétiques précédentes, mais justifie quand même des mesures de prévention et dépistage.

Enfin, des maladies inflammatoires telles que la rectocolite hémorragique ou la maladie de Crohn sont associées à une augmentation du risque de cancer colorectal.

Dépistage et prévention du cancer du côlon et du rectum

Actuellement, on recommande de réaliser des endoscopies du côlon chez les patients ayant eu un antécédent familial de cancer du côlon ou de polype, ou des antécédents personnels de polype du côlon.
Ceci permet d'éliminer les polypes avant leur transformation en cancer et également de traiter précocement un éventuel cancer. L'exérèse des polypes peut se faire au cours de la coloscopie.

Enfin, la prise en charge des patients ayant des antécédents familiaux de syndrome de Lynch ou de polypose adénomateuse familiale nécessite un avis très spécialisé de cancérologue-généticien. Leur prise en charge ne sera pas abordée dans ce chapitre.
D'autres moyens de dépistage sont à l'étude. Parmi ceux-ci, le plus étudié est la recherche de sang dans les selles.

Diagnostic du cancer du côlon et du rectum

Les signes révélateurs sont très variables et non spécifiques du cancer. Il peut s'agir de douleurs abdominales, de constipation, de sang dans les selles, mais aussi d'ascite (liquide dans le ventre), vomissements...

Comme pour tous les cancers, le diagnostic repose sur l'analyse microscopique de la biopsie de la tumeur. La biopsie de la tumeur sera réalisée pendant la coloscopie.

Une fois le diagnostic posé, on réalisera le bilan d'extension. Ce bilan d'extension cherchera notamment à déterminer l'existence de lésions à distance du côlon. On réalisera ainsi une échographie du foie, une radiographie du thorax et une prise de sang. Parfois, on réalisera un scanner du foie.

En cas de cancer du rectum, on réalisera une échographie par voie intrarectale, et parfois une IRM. Le bilan préthérapeutique comprendra également des dosages de certains marqueurs tumoraux (ACE, CA199) qui seront en fait utiles pour le suivi.

Traitement du cancer du côlon et du rectum

Le traitement dépend du bilan d'extension.

Il pourra comprendre une chirurgie et/ou une chimiothérapie pour les cancers coliques.

Il pourra comprendre en plus une radiothérapie pour le cancer du rectum.

Certains cancers du rectum peuvent également être traités par une chirurgie endorectale, ne nécessitant pas d'ouverture de la paroi abdominale ou par radiothérapie endorectale.

La chirurgie du cancer colique consistera en la résection d'une partie du côlon et des ganglions voisins. Chez certains patients présentant des lésions du foie, une chirurgie des lésions du foie pourra également être réalisée. La chirurgie du cancer du rectum consistera à retirer une partie du rectum. Malheureusement, la localisation et la taille tumorale ne permettent pas toujours la conservation de l'anus. Il y aura alors nécessité d'une colostomie.

La chimiothérapie du cancer du côlon a fait beaucoup de progrès ces dernières années. Elle peut être administrée après la chirurgie. Le but de cette chimiothérapie est alors d'éviter la survenue de rechutes. Elle n'est pas administrée chez tous les patients, mais seulement dans certaines situations. En cas de lésions à distance, dans le foie par exemple ou dans les poumons, la chimiothérapie a pour but de faire régresser la taille de la tumeur. Suite à cette chimiothérapie, une chirurgie du foie ou des poumons pourra éventuellement être réalisée.

Une radiothérapie est souvent réalisée avant la chirurgie chez les patients porteurs d'un cancer du rectum

Suivi du cancer du côlon et du rectum

Le but du suivi sera de détecter précocement une éventuelle rechute.

Les modalités de suivi sont différentes en fonction des équipes et aussi de l'extension initiale de la tumeur. Il pourra comprendre un examen clinique, un dosage de marqueurs tumoraux, une radiographie de thorax, une échographie du foie et une endoscopie.

En savoir plus: 

Source :

Centre Régional de Lutte Contre le Cancer