Le cancer du sein

Cancer - mammographie

Le sein est une glande (on l'appelle glande mammaire), qui peut, comme tous les tissus de l'organisme humain, être le siège d'une transformation cancéreuse. Il n'existe pas à l'heure actuelle de moyen préventif qui permettrait d'éviter son apparition. C'est pourquoi, le cancer du sein fait l'objet d'un dépistage.

Le sein est une glande (on l'appelle glande mammaire), qui peut, comme tous les tissus de l'organisme humain, être le siège d'une transformation cancéreuse. Il n'existe pas à l'heure actuelle de moyen préventif qui permettrait d'éviter son apparition. C'est pourquoi, le cancer du sein fait l'objet d'un dépistage.

Descriptif

Le sein est une glande (on l'appelle glande mammaire), qui peut, comme tous les tissus de l'organisme humain, être le siège d'une transformation cancéreuse. Il n'existe pas à l'heure actuelle de moyen préventif qui permettrait d'éviter son apparition. C'est pourquoi, le cancer du sein fait l'objet d'un dépistage.

Facteurs de risque et prévention

La médecine préventive vise à protéger par une prévention et un dépistage spécifique les femmes présentant un risque important de développer un cancer du sein. La prévention s'attache à empêcher la maladie de survenir comme, par exemple, dans le cas des vaccins pour certaines maladies enfantines ou infections virales.

Dans le domaine du cancer du sein, il n'y a pas à proprement parlé de prévention mais plutôt de dépistage de petites tumeurs. Toutefois, on parle de prévention dans le cas du traitement d'une lésion pouvant éventuellement devenir cancéreuse (hyperplasie atypique) ou dans le cadre de certains traitements préventifs dans le cadre d'une prédisposition génétique.

Les facteurs de risques d'une maladie sont les facteurs qui concourent à la survenue de cette maladie. Dans le cas du cancer du sein, plusieurs facteurs de risque sont connus. Ils sont généralement liés à l'imprégnation oestrogénique totale au cours de la vie d'une femme.

Les différents facteurs connus sont les suivants :

  • L'âge

Comme pour tous les cancers, le risque de cancer du sein augmente avec l'âge. Avant 35 ans, le cancer du sein est exceptionnel et il est rare avant 50 ans. Il se développe le plus souvent autour de 60 ans.

La fréquence de ce cancer augmente à partir de 50 ans. C'est pour cela que le dépistage du cancer du sein est justifié chez toutes les femmes de plus de 50 ans.

Il fait l'objet d'une campagne nationale de dépistage. La mammographie est l'examen de choix, au rythme d'une mammographie tous les 2 ans chez les femmes de plus de 50 ans.

Ce dépistage est gratuit et pris en charge par les caisses de Sécurité Sociale.

  • L'hyperplasie atypique

Les femmes ayant des pathologies bénignes du sein (kystes, fibrome, adénome, mastose) sont suivies par leur gynécologue de façon régulière. L'autopalpation des seins est aussi un bon moyen de surveillance par la femme elle-même afin de déceler une éventuelle modification de la lésion bénigne. Les pathologies bénignes du sein ne font pas forcément le lit du cancer.

Cependant, il existe un type de lésion bénigne non cancéreuse qui peut se transformer en cancer du sein : c'est l'hyperplasie atypique. Cette lésion est diagnostiquée par l'examen au microscope d'un prélèvement de tissu mammaire obtenu par une ponction-biopsie. Cette lésion représente un facteur de risque de cancer du sein. Une prise en charge spécifique sera alors proposée afin d'éviter la transformation en cancer du sein. Il peut arriver que des lésions bénignes du sein existent et qu'un cancer du sein se développe en parallèle. Le dépistage du cancer du sein et la surveillance des lésions bénignes sont donc complémentaires.

  • L'obésité

Tous les facteurs alimentaires qui contribuent à créer une obésité augmentent le risque de cancer du sein : en effet, en cas d'obésité, la fabrication des oestrogènes est augmentée. Les oestrogènes sont les hormones féminines fabriquées au cours du cycle de la femme. Les oestrogènes sont connus pour stimuler la croissance des cellules du sein qu'elles soient cancéreuses ou non.

La persistance d'une sécrétion élevée d'oestrogènes peut favoriser l'apparition d'un cancer du sein. La prévention consiste à réduire dans l'alimentation les éléments qui favorisent l'obésité : consommation excessive de sucres, de graisses d'origine animale et d'alcool.

  • Le tabac

Le tabac est un facteur de risque bien connu en ce qui concerne le cancer du poumon : il faut aussi souligner qu'il semble aussi augmenter le risque de cancer du sein. La prévention du cancer du sein passe donc aussi par l'arrêt du tabac.

  • Les traitements hormonaux

Le sein est une glande qui tout au long de la vie de la femme est sous l'influence des hormones secrétées au cours du cycle féminin : les estrogènes et la progestérone.

Le cancer du sein est une tumeur dite « hormonosensible », car la croissance des cellules cancéreuses est sous la dépendance des estrogènes, principales hormones féminines sécrétées de la puberté (apparition des 1ères règles) à la ménopause (arrêt des règles). Au cours de sa vie, une femme peut avoir à prendre des hormones féminines qui lui sont prescrites dans un but thérapeutique précis :

  • La pilule contraceptive est composée soit d'une association d'estrogènes et de progestatifs soit de progestatifs seuls. Ces hormones sont celles que la femme fabrique au cours de son cycle féminin, de la puberté (apparition des règles) à la ménopause (disparition des règles). La pilule contraceptive crée un cycle artificiel et bloque l'ovulation protégeant donc contre le risque de grossesse non désirée. Aucun lien n'a été établi entre le cancer du sein et la prise de la pilule.
  • Au moment de la ménopause, la fabrication des hormones du cycle féminin s'arrête et les règles disparaissent (état de ménopause). Pour compenser les conséquences de la ménopause sur la peau (accélération du vieillissement), sur l'os (fragilisation des os), les muqueuses vaginales (sécheresse) et le système cardio-vasculaire (augmentation du risque de maladies des coronaires de type angine de poitrine et infarctus du myocarde), le médecin peut prescrire un traitement dit « substitutif » de la ménopause : il est composé d'hormones féminines et recrée en partie les conditions hormonales de la femme avant sa ménopause. Certains résultats scientifiques (études américaines) suggèrent que les traitements hormonaux substitutifs de la ménopause prolongés (plus de 10 ans) augmentent le risque de cancer du sein. Ces traitements substitutifs de la ménopause sont en tout cas contre-indiqués dans le cadre d'une prédisposition génétique du cancer du sein.

Les autres facteurs de risque

Il s'agit de caractéristiques propres à chaque femme :

  • premières règles précoces (avant 12 ans),
  • ménopause (arrêt des règles) tardive (après 55 ans),
  • pas de grossesse ou première grossesse après 40 ans.

En revanche, le nombre de grossesses et l'allaitement pourraient diminuer le risque de développer un cancer du sein.

Les antécédents de cancers du sein dans la famille et plus particulièrement les prédispositions génétiques établies sont des facteurs de risque certains.

Le dépistage

Il vise à rechercher des signes évoquant un cancer du sein, pour que l'on puisse agir très précocement sur un cancer débutant. Quand le cancer du sein est pris en charge à un stade précoce et qu'il est de petite taille, il est guéri par un traitement adapté dans 80 % des cas à 5 ans.

Plusieurs moyens sont disponibles dans le cadre du dépistage du cancer du sein.

Il peut s'agir d'un dépistage individuel (autopalpation, suivi régulier chez le gynécologue ou le médecin traitant, mammographies) ou d'un dépistage organisé à partir de 50 ans.

Le diagnostic

Quand on découvre une anomalie dans un sein, des examens sont nécessaires pour déterminer s'il s'agit ou non d'un cancer du sein et pour caractériser le type de cancer. C'est ce qu'on appelle un bilan diagnostique.

S'il s'agit bien d'un cancer du sein, il faut aussi préciser la taille et le degré d'extension du cancer: c'est le bilan d'extension.

Le traitement

Le premier but du traitement du cancer du sein est d'enlever la tumeur et de supprimer toutes les cellules cancéreuses. Il existe différents types de traitements qui peuvent être réalisés seuls ou être associés entre eux. La chirurgie et la radiothérapie sont ce qu'on appelle des traitements loco-régionaux du cancer. Ils agissent localement sur la tumeur et les cellules cancéreuses dans le sein. La chimiothérapie, l'hormonothérapie et l'immunothérapie sont des traitements qui passent par la circulation sanguine : ils sont nommés traitements systémiques car ils agissent sur l'ensemble du corps.

Le médecin choisira l'ensemble du traitement ou des traitements en fonction des caractéristiques du cancer (type anatomo-pathologique, récepteurs hormonaux...), de la patiente (âge, autres maladies...). Le traitement est ainsi adapté à chaque patiente.

La recherche

Les thérapeutiques conventionnelles :

La recherche repose essentiellement sur l'évaluation de nouvelles chimiothérapies ou associations de chimiothérapies, de traitements hormonaux qui puissent être plus efficaces et mieux tolérés.

Elle recherche également de nouveaux médicaments de support par exemple ceux qui empêchent la chute des globules blancs, ceux qui empêchent la destruction osseuse due aux métastases, les médicaments contre la douleur ou contre les vomissements...

Tous font l'objet de nombreuses études cliniques qui sont en cours actuellement.

En savoir plus: 

Source :

Centre Régional de Lutte Contre le Cancer