Dossier : Comprendre le cancer

Le cancer de l'ovaire

Cancer - radio ovaires

C'est un cancer fréquent : 5% des causes de cancer chez la femme, on en diagnostique en France 4000 nouveaux cas par an, il touche une femme sur 70. Il n'existe pas de moyen de prévention efficace. Cependant, un certain nombre de facteurs de risque ou d'éléments favorisants ont été retrouvés.

C'est un cancer fréquent : 5% des causes de cancer chez la femme, on en diagnostique en France 4000 nouveaux cas par an, il touche une femme sur 70. Il n'existe pas de moyen de prévention efficace. Cependant, un certain nombre de facteurs de risque ou d'éléments favorisants ont été retrouvés.

Descriptif et pathologie

Les ovaires font partie de l'appareil génital féminin. Ce sont les glandes sexuelles féminines. Elles mesurent 4 cm de long et sont situées de chaque côté de l'utérus au fond de la cavité abdominale. Leur fonction est double :

Assurer la production d'hormones féminines (oestrogènes et progestérone) de la puberté à la ménopause ; ces hormones contrôlent le cycle menstruel (période comprise entre deux règles) et permettent la grossesse.

Produire un ovule au milieu de chaque cycle, qui, s'il est fécondé deviendra un embryon. A l'approche de la ménopause, les ovaires ne produisent plus d'ovules et beaucoup moins d'hormones. L'âge de survenue de la ménopause est variable selon les femmes, généralement elle a lieu entre 40 et 55 ans.


Les ovaires sont fréquemment le siège de tumeurs, le plus souvent bénignes, sous forme de kystes (formations liquidiennes). Il existe plusieurs types de cancer de l'ovaire car cet organe est constitué de différents tissus. Le plus fréquent qui représente 90% des cas est l'adénocarcinome (appelé aussi épithelioma papillaire ou encore la tumeur épithéliale maligne) qui se développe à partir du tissu enveloppant l'ovaire. Ce cancer évolue lentement sans signe d'alerte et il est souvent diagnostiqué à un stade avancé de la maladie. Il touche majoritairement les femmes âgées de plus de 50 ans (elles représentent 75% des femmes atteintes d'un cancer de l'ovaire).


Il n'existe à l'heure actuelle aucun moyen de dépistage du cancer de l'ovaire qui puisse être recommandé à toutes les femmes ni aucun moyen de prévenir son apparition.

Facteurs de risque et prévention

C'est un cancer fréquent : 5% des causes de cancer chez la femme, on en diagnostique en France 4000 nouveaux cas par an, il touche une femme sur 70. Il n'existe pas de moyen de prévention efficace. Cependant, un certain nombre de facteurs de risque ou d'éléments favorisants ont été retrouvés :

  • L'age : c'est le facteur le plus notable puisque plus les années passent, plus le risque de survenue de ce cancer augmentent.
  • Les facteurs familiaux : si il y a des antécédents familiaux tels que cancer de l'ovaire, du sein ou du colon, alors le risque de l'avoir est plus fort. Si tel est votre cas, vous pouvez demander des consultations d'oncogénétique permettant d'évaluer le risque et une prise en charge médicale et psychologique.
  • Les facteurs hormonaux : une ménopause tardive ou encore une absence de grossesse favoriseraient la survenu du cancer de l'ovaire. A l'inverse, l'allaitement maternel, le nombre de grossesse et une prise de pilule contraceptive (pendant plus de 6 ans : diminution de 70% du risque de cancer) auraient un effet protecteur.

Les signes ressentis par la patiente :

Le cancer de l'ovaire est le plus souvent diagnostiqué à un stade évolué de la maladie car il peut évoluer longtemps sans signe d'alerte et les premiers signes ressentis par la patiente sont souvent discrets.
Il peut s'agir de : douleurs ou sensations de poids dans le bas du ventre, douleurs lors des rapports sexuels, saignement en dehors des règles ou chez la femme ménopausée. A un stade plus avancé, on retrouve une augmentation du volume de l'abdomen dûe à la tumeur elle-même ou à une ascite (présence de liquide dans l'abdomen) ou des troubles digestifs à type de constipation, perte d'appétit, ballonnement ou une pleurésie (présence de liquide autour des poumons).
L'examen pratiqué par le médecin (palpation de l'abdomen, toucher vaginal et rectal, recherche de ganglions) va permettre de suspecter la présence d'une tumeur de l'ovaire. Il demande alors un bilan complémentaire pour confirmer la présence de cette tumeur et essayer d'en connaître la nature.

Le traitement

Le but du traitement est d'éliminer le plus de cellules cancéreuses possible. Le traitement chirurgical reste le traitement essentiel du cancer de l'ovaire car il permet de confirmer le diagnostic, de préciser le stade de la maladie et d'enlever la ou les tumeurs. Lorsque la chirurgie ne suffit pas, il convient de compléter le traitement par la chimiothérapie ou parfois la radiothérapie. L'ordre et le choix des traitements sont définis par une équipe médicale pluridisciplinaire et dépendent du stade de la maladie, du type de tumeur et de l'état général de la patiente. Ce choix est basé sur les résultats des essais thérapeutiques qui évaluent et comparent les nouveaux traitements par rapport aux traitements habituels. Ce choix est alors proposé et expliqué à la patiente avec ses avantages et ses inconvénients afin de déterminer avec elle l'option thérapeutique la mieux adaptée à son cas.

La recherche

Nécessité d'un dépistage précoce :

Le cancer de l'ovaire est le plus souvent diagnostiqué à un stade avancé de la maladie réduisant les chances de guérison de la patiente. En effet, les signes ressentis sont discrets, peu évocateurs d'une pathologie de l'ovaire et d'apparition tardive. L'idéal serait de disposer d'un test permettant de dépister les cancers de l'ovaire à un stade précoce où les chances de guérison sont les plus grandes (les patientes chez qui est diagnostiqué un cancer limité à un seul ovaire (dit stade I), auront une survie après traitement nettement supérieure aux autres). De plus, les traitements d'un cancer de l'ovaire à un stade peu évolué sont moins lourds et moins traumatisants pour la patiente. Actuellement, des recherches sont en cours pour déterminer et évaluer le dosage sanguin de différents marqueurs, comme le « lipid lysophosphatic acid « (LPA) par exemple, qui pourraient permettre un diagnostic précoce. En cas de prédisposition familliale connue (mutation des gènes BRCA 1 et 2), une surveillance particulièrement rapprochée est proposée. Un traitement préventif peut être proposé. Discutez-en avec le médecin spécialiste.

Évaluer le risque de rechute

La recherche de facteurs pouvant prédire l'évolution du cancer (et surtout le risque de rechute) est capitale pour adapter le traitement des patientes. Cela permettrait d'éviter une chimiothérapie après un traitement chirurgical complet s'il n'existe pas de risque de rechute ou au contraire de renforcer le traitement par une chimiothérapie si le risque est présent. Des analyses du génome à grande échelle (puces à ADN) pourraient permettre d'identifier ces nouveaux marqueurs moléculaires.

En savoir plus: 

Source :

Centre Régional de Lutte Contre le Cancer