Dossier : Comprendre le cancer

Le cancer de la prostate

Cancer - couple souriant

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l'homme, 50 000/an en France et plus de 26 000 nouveaux cas sont découverts chaque année dont 75% après 70 ans. En effet plus l'homme est âgé, et plus ce cancer est fréquent. C'est le premier cancer diagnostiqué après 75 ans et il représente 20 % des cancers qui surviennent chez les hommes

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l'homme, 50 000/an en France et plus de 26 000 nouveaux cas sont découverts chaque année dont 75% après 70 ans. En effet plus l'homme est âgé, et plus ce cancer est fréquent. C'est le premier cancer diagnostiqué après 75 ans et il représente 20 % des cancers qui surviennent chez les hommes

Les facteurs de risque

L'âge : c'est le facteur de risque le plus important. La majorité des cancers de la prostate sont découverts chez des hommes de plus de 65 ans. Il est exceptionnel avant l'âge de 50 ans.

Le dépistage

Le dépistage vise à rechercher des signes évoquant un cancer, pour que l'on puisse agir très précocement sur un cancer débutant. Comme tous les cancers, pris en charge à un stade précoce, il est guéri par un traitement adapté.

Il n'existe pas à l'heure actuelle de moyen préventif qui permettrait d'éviter son apparition. Il n'existe pas à l'heure actuelle de moyen préconisé pour un dépistage systématique de masse chez les hommes de plus de 50 ans.

L'Association Française d'Urologie (AFU) sur cette question recommande un dépistage annuel et individuel du cancer de la prostate, fondé sur une information éclairée du patient, un examen par toucher rectal et un dosage du PSA total chez les hommes dès 50 ans (hormis certaines conditions ethniques ou familiales spécifiques faisant l'objet de précautions particulières). En l'absence de données épidémiologiques suffisantes et validées, elle ne recommande pas de dépistage systématique de masse, comme cela se fait pour le cancer du sein.

Le diagnostic

Les signes ressentis par le patient :

Le plus souvent, le cancer de la prostate à un stade précoce ne donne aucun symptôme. Contrairement à la plupart des autres cancers, le cancer de la prostate a généralement une progression très lente.

Lorsque le volume de la prostate augmente, les signes suivants peuvent apparaître :

  • difficulté pour commencer à uriner ou se retenir d'uriner,
  • incapacité d'uriner,
  • besoin d'uriner souvent, surtout pendant la nuit;
  • écoulement faible ou interrompu de l'urine.

Ces signes urinaires ne sont pas spécifiques du cancer de la prostate. Ils sont uniquement liés à l'augmentation de volume de la prostate. Ce sont les mêmes que ceux provoqués par un adénome de la prostate.

Certains cancers de la prostate peuvent se propager en dehors de la prostate, vers les os par exemple, causant ainsi des douleurs osseuses. Devant l'apparition de douleurs du bas du dos ou des hanches, le cancer de la prostate à un stade plus avancé sera évoqué.

Le traitement

Les traitements du cancer de la prostate s'adaptent à la maladie et au malade. En fonction de chaque cas, le médecin propose le traitement le mieux adapté à la situation de chaque patient. Chaque cancer de la prostate est particulier et nécessite un traitement personnalisé.

Le choix ou les choix proposés au patient sont faits par une équipe multidisciplinaire associant : le chirurgien urologue, le radiothérapeute, l'oncologue, le pathologiste et le médecin traitant. Le choix du traitement repose sur plusieurs critères: le taux de PSA initial, le degré d'extension du cancer, ses caractéristiques (volume de la tumeur, agressivité des cellules cancéreuses...) et de l'état de santé du patient.

Recherche

La prise en charge du cancer de la prostate ne cesse d'évoluer dans tous les domaines : dépistage, diagnostic et traitement. Toutes ces avancées sont le fruit de programmes de recherche. La recherche clinique qu'elle soit thérapeutique ou diagnostique avance grâce aux résultats d'études réalisées par le corps médical auxquelles les patients acceptent de participer. Ces études concernent aussi la recherche fondamentale qui contribue à mettre au point de nouveaux moyens de diagnostic et de nouvelles formes de traitements.

Pour le cancer de la prostate, différents axes de recherche sont en cours d'études. Il s'agit notamment de :

  • La biologie moléculaire

Le but est de mieux comprendre les mécanismes cellulaires qui entraînent l'apparition de la tumeur maligne et qui peuvent expliquer son développement. Les découvertes dans ce domaine peuvent ensuite déboucher sur la mise au point de tests diagnostiques plus performants, de tests de dépistage qui n'existent pas actuellement, de marqueurs pronostiques qui permettraient de mieux adapter les traitements et sur la découverte de nouveaux traitements plus spécifiques et plus efficaces.

  • La chirurgie de la prostate

La chirurgie de la prostate est aussi un domaine actif de la recherche thérapeutique. La chirurgie de la prostate vise à être de plus en plus fine c'est à dire d'améliorer les conséquences de la chirurgie classique. Une des techniques de chirurgie très prometteuses est la prostatectomie robotisée. De même, le traitement par ultrasons focalisés de haute intensité est une technique récemment développée en France qui consiste à envoyer de la chaleur sur la prostate au moyen d'une sonde dans le rectum. Cette chaleur détruit les tissus et donc la tumeur.

  • La radiothérapie et la chimiothérapie

La radiothérapie pour améliorer les techniques d'irradiation notamment grâce la neutrothérapie qui utilise des neutrons à la place des rayons habituels. L'irradiation robotisée et la tomothérapie sont également des voies de développement importantes. Elles permettent une irradiation encore plus précise de la zone à irradiée tout en respectant au mieux les zones saines. Les évaluations de ces nouvelles techniques sont en cours d'étude.
La chimiothérapie dans le cadre d'études cliniques avec de nouvelles molécules.

En savoir plus: 

Source :

Centre Régional de Lutte Contre le Cancer