Dossier : L’autisme: nos conseils pour mieux l'appréhender

Qu’est-ce que l’autisme ?

Autisme : maman qui parle à son enfant

Les TSA ou «troubles du spectre autistique» se caractérisent par trois symptômes : déficiences dans les interactions sociales, déficiences en matière de communication, intérêts restreints et comportements répétitifs. Les TSA couvrent un spectre large, du handicap intellectuel au QI (quotient intellectuel) très largement supérieur à la moyenne. Les interactions génétiques restent complexes et toujours à l’étude. Les facteurs héréditaires, bien présents, ne sont pas complètement expliqués.

Les TSA ou «troubles du spectre autistique» se caractérisent par trois symptômes : déficiences dans les interactions sociales, déficiences en matière de communication, intérêts restreints et comportements répétitifs. Les TSA couvrent un spectre large, du handicap intellectuel au QI très largement supérieur à la moyenne. Les interactions génétiques restent complexes et toujours à l’étude. Les facteurs héréditaires, bien présents, ne sont pas complètement expliqués.

Concrètement, trois grandes catégories d’autisme sont repérables

L’autisme infantile

Trois points essentiels peuvent être révélateurs d’un comportement autistique dès l'âge de 18 mois : pas de pointage du doigt pour attirer l’attention sur un objet, une absence de contact oculaire (Ne vous regarde pas dans les yeux) et ne joue pas à “faire semblant”[1]. Par ailleurs, le trouble s’accompagne souvent de nombreuses autres manifestations non spécifiques : des phobies, des perturbations du sommeil et de l’alimentation, des crises de colère et des gestes auto-agressifs.

Le syndrome d’Asperger

Les diagnostiqués «Asperger» sont parfois tellement brillants qu'on les confond avec des enfants précoces. Souvent extrêmement doués avec les chiffres (voire les lettres), parfaits dans leur élocution, les enfants atteints du syndrome d'Asperger sont pourtant bel et bien des autistes un peu particuliers. Ce trouble, que l'on retrouve essentiellement chez les petits garçons (80% de la population atteinte) est encore méconnu. Généralement, diagnostiqué beaucoup plus tard que l'autisme, le syndrome d'Asperger se manifeste par plusieurs "symptômes" forts :

  • Une incapacité à communiquer et de grandes difficultés relationnelles
  • Un fort attachement aux règles, aux détails
  • Une mémoire apparemment sans borne
  • Une incapacité à comprendre le "second degré", le langage imagé
  • Des problèmes de motricité et d'écriture se manifestant généralement par une dyspraxie[2]

Il se différencie de l’autisme essentiellement par le fait qu’il ne s’accompagne pas d’un déficit ou trouble du langage, ou du développement cognitif.

L’autisme atypique

Il diffère d’Asperger et de l’autisme infantile par l’âge de survenue ou parce qu’il ne répond pas à l’ensemble des trois groupes de critères diagnostiqués d’un autisme infantile même si il en reprend quelques uns. Il traduit un développement anormal ou altéré, se manifestant après l’âge de 3 ans. L’autisme atypique survient le plus souvent chez les enfants ayant un retard mental profond et un trouble spécifique sévère de l’acquisition du langage, de type réceptif.

En savoir plus: 

[1] Jouer à faire semblant de se mettre dans la peau d'une autre personne (faire semblant d'être la maman avec une poupée), c'est faire semblant de cuisiner un repas...  Dans le faire semblant, les enfants imitent ce qu'ils voient dans la vie de tous les jours... et y ajoutent par la suite leurs propres idées par la créativité, l’imagination.

 

[2] Troubles de la coordination et de l’automatisation du geste volontaire (entrainant problèmes praxiques et de motricité fine)