Dossier : Alzheimer : nos conseils pour mieux l’accompagner

La maladie d’Alzheimer

Alzheimer : maladie d'Alzheimer

La maladie d'Alzheimer est la plus grande préoccupation liée au vieillissement de la population.

La maladie d'Alzheimer est la plus grande préoccupation liée au vieillissement de la population. Si votre proche en est atteint, ne désespérez pas : en connaissant la maladie et ses symptômes, il est possible d'assurer la sécurité de votre proche tout en continuant à communiquer avec lui. Notre premier conseil : acceptez de vous faire aider !

C'est la plus fréquente et la plus redoutée des maladies dégénératives du cerveau : la maladie d'Alzheimer (avec les maladies apparentées) touche plus de 850 000 personnes en France. On estime le nombre de nouveaux cas à plus de 200 000 par an. Sa fréquence augmente avec l'âge : 5 % des personnes âgées de plus de 65 ans et 25 % des plus de 85 ans en sont atteints. Les traitements peuvent en atténuer certains symptômes mais n'empêchent pas son évolution.

Le temps du diagnostic

La maladie se manifeste d'abord par des troubles de la mémoire immédiate. Les malades ne gravent plus les infos sur le disque dur de leur mémoire, ils oublient au fur et à mesure. Cela conduit à des changements de comportement qui doivent vous alerter et justifient une consultation médicale, avec un bilan mémoire, voire un bilan gérontologique. Ce bilan permettra d'établir un diagnostic, en faisant la différence avec de simples troubles d'attention ou une dépression, par exemple.

Des comportements déconcertants

Parce qu'elle altère peu à peu les facultés intellectuelles de votre proche, la maladie d'Alzheimer bouleverse les rapports avec lui. Il répète sans arrêt les mêmes questions, peut manger plusieurs fois de suite ou au contraire « oublier » de s'alimenter. De plus, les malades ont parfois des comportements déconcertants : apathie, agressivité ou désinhibition par exemple.

Assurer sa sécurité

Certains comportements peuvent mettre votre proche en danger : il laisse une casserole sur le feu, part de chez lui et se perd… Pour sa sécurité, certains aménagements deviendront nécessaires. Par ailleurs, son incapacité à gérer le quotidien peut amener à demander une mesure de protection (curatelle ou tutelle).

Continuer à communiquer

La maladie n'empêche pas pour autant votre proche d'avoir des émotions. Bien au contraire, il est très sensible à l'ambiance affective et il est fondamental de continuer à communiquer avec lui, de le stimuler par des activités, par exemple en faisant appel à ses souvenirs et d'encourager les visites.

Se faire aider

Pour vous, la maladie d'Alzheimer est une épreuve : au découragement de voir votre proche décliner s'ajoute l'épuisement qu'exige une attention constante. A force, vous risquez de craquer. Il est donc capital de ne pas vous isoler, de vous ménager des moments pour souffler. Des associations sont là pour vous aider, vous apporter formations et informations, vous permettre de participer à des groupes de parole. Vous pouvez aussi avoir recours à des aides à domicile ou à des structures d'accueil de jour.

Moyennant quoi, vous pourrez continuer à partager avec votre parent des moments privilégiés.