AVC : Comment réagir et quelles peuvent être les séquelles ?

AVC : infirmère et homme avec déambulateur

Apprenez donc à détecter les signes d'un AVC et à connaître les conséquences qu'il peut avoir dans vos vies.

Connaissez-vous l'accident vasculaire cérébral ? Il peut survenir à tout moment et met en jeu la vie de votre proche. Apprenez donc à en détecter les signes et à connaître les conséquences qu'il peut avoir dans vos vies.

Si votre proche est âgé, cardiaque ou souffre d'hypertension : il peut faire un AVC à tout moment. Plus vous réagirez rapidement, plus il aura de chances d'y survivre, d'avoir peu, voire pas de séquelles, et de préserver son autonomie. Apprenez à reconnaître les signes d'un AVC.

Réagir vite

Quand vous soupçonnez un AVC, appelé aussi "une attaque", n'emmenez pas vous-même votre proche aux urgences : un AVC nécessite des examens pour lesquels tous les hôpitaux ne sont pas équipés. Appelez immédiatement le SAMU (15) qui saura le conduire dans le bon hôpital. En attendant les urgences, mettez votre proche en position latérale de sécurité s'il a perdu connaissance ; allongez-le doucement par terre s'il est conscient.

 

Position Latérale de Sécurité

Quelles séquelles peut-t-il avoir ?

Le type et la gravité des séquelles dépendent de la rapidité avec laquelle l'attaque a été prise en charge, de la zone détruite dans le cerveau et de son étendue. Votre proche peut recouvrer partiellement ou totalement les facultés perdues, mais les médecins peuvent rarement le prévoir avant plusieurs mois. En attendant, vous devrez réapprendre à vivre avec les séquelles de votre proche.

L'aphasie

L'alphasie désigne un trouble du langage qui affecte l'expression ou la compréhension du langage (parlé ou écrit): c'est lorsqu'un individu a perdu totalement ou partiellement la capacité de parler et/ou de comprendre ce qui lui est dit sans que cela soit lié à un dysfonctionnement de l'appareil phonatoire.

Il existe des formations pour aidants de personnes aphasiques : renseignez-vous au CLIC le plus proche de chez vous. Vous y apprendrez par exemple :

  • quand vous lui parlez : ne vous adressez pas à lui comme à un enfant ou comme s'il était sourd. Articulez, utilisez des mots simples et accompagnez-les de gestes. S'il ne vous comprend pas, réessayez avec des synonymes ou faites un dessin. Privilégiez les questions auxquelles on répond par oui ou par non.
  • quand il vous parle : si vous ne le comprenez pas, dites-le lui sans attendre et encouragez-le à répéter ou à dire autrement. S'il est long à construire ses phrases : ne les finissez pas à sa place, soyez patient. Quand il ne trouve pas un mot, faites-lui des propositions.

L'hémiplégie

Grâce à la kinésithérapie, la récupération de la jambe peut être complète mais la dextérité de la main est rarement pleinement retrouvée. Celle-ci peut d'ailleurs gonfler (œdème) et être douloureuse : mettez le bras de votre proche en écharpe, la main à hauteur de poitrine et parlez-en à son médecin.

L'épilepsie

Lors d'une crise d'épilepsie, les neurones produisent  une décharge électrique anormale dans certaines zones du cerveau, ce qui entraine des convulsions. Votre proche peut déclencher une épilepsie plusieurs mois après son AVC. En cas de crise :

  • veillez à ce qu'il ne se blesse pas en perdant connaissance. On recommande aux épileptiques de protéger les arêtes des meubles de la maison.
  • allongez-le sur le dos et mettez un coussin sous sa tête pour la protéger lors des convulsions.
  • ne mettez rien dans sa bouche : il est impossible qu'il avale sa langue ou la sectionne, en revanche, un objet risque de boucher ses voies respiratoires.
  • lorsque les convulsions s'arrêtent, mettez-le en position latérale de sécurité et appelez les urgences si vous n'en avez pas encore eu le temps.

Les troubles de la déglutition

A l'hôpital, les équipes soignantes vérifieront si votre proche avale mal après son AVC, ce qui est fréquent. Normalement, ces troubles disparaissent en quelques semaines mais il arrive qu'ils demeurent : il faudra alors adapter les repas de votre proche.

La démence vasculaire

Irréversible, la démence vasculaire survient brutalement après l'attaque ou s'installe peu à peu suite à de multiples mini-AVC indécelables. Les symptômes sont alors progressifs et proches de ceux de la maladie d'Alzheimer. Si les AVC sont diagnostiqués et pris en charge, la démence n'évolue plus. Consultez donc le médecin de votre proche dès que ce dernier semble perdre la tête.

L'incontinence urinaire

Si la zone du cerveau touchée intervient dans le contrôle de l'appareil urinaire, une incontinence peut apparaître.

En savoir plus: 

Sources

  • Diagnostic des démences vasculaires,S. Bombois, H. Hénon, D. Leys, F. Pasquier du service de neurologie et centre de la mémoire du CHRU de Lille.
  • Troubles de la déglutition après un AVC, Société Française Neuro-Vasculaire, 2011.
  • Orthophonie consécutive à un AVC, Fédération nationale des orthophonistes, 2010.
  • L'accident vasculaire cérébral, service de cardiologie des Hôpitaux Universitaires de Genève, 2008.

 

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