Maladie de Parkinson : la stimulation cérébrale profonde

Parkinson : cerveau et connexions

Votre proche souffre de maladie de Parkinson et son neurologue a parlé de « neurostimulation » ou « stimulation cérébrale profonde ». Voici les réponses aux principales questions que vous pouvez vous poser à propos de cette intervention.

Votre proche souffre de maladie de Parkinson et son neurologue a parlé de « neurostimulation » ou « stimulation cérébrale profonde ». Voici les réponses aux principales questions que vous pouvez vous poser à propos de cette intervention.

En quoi cette intervention consiste-t-elle?

Il s’agit d’implanter, de façon bilatérale des électrodes dans une petite partie du cerveau liée à la motricité : le noyau subthalamique. Les électrodes sont reliées à un boîtier générateur d’électricité ou pacemaker, installé sous la clavicule. Ainsi elles peuvent stimuler en permanence la zone visée.  Cette stimulation permet de réduire les troubles de la motricité liés à la maladie de Parkinson (troubles de la marche, mouvements involontaires, rigidité).

Qui peut bénéficier de cette intervention?

L’opération est réservée aux patients de moins de 70 ans en bonne santé par ailleurs, atteints depuis plus de 5 ans, répondant à la L-dopa, mais pour qui les traitements deviennent moins efficaces. Par ailleurs, le malade ne doit pas présenter de troubles axiaux majeurs (troubles de l’équilibre, de la déglutition, etc…), ni de troubles psychiatriques.

Concrètement, 5% seulement des patients souffrant de maladie de Parkinson peuvent bénéficier de ce traitement chirurgical.

Quel résultat peut-on en attendre? Pour quel risque?

Si elle ne guérit pas la maladie, la Stimulation cérébrale profonde permet de réduire les doses de médicaments prises et améliore les symptômes.

Les risques sont ceux liés à toute intervention chirurgicale (infection, hématome, allergie…) auxquels s’ajoutent l’apparition de troubles de l’humeur et de la sensibilité.

Comment se déroule l’opération?

Elle se déroule en plusieurs temps :

1) L’équipe de neurochirurgie repère les endroits dans lesquels implanter les électrodes grâce à un cadre de stéréotaxie qui est un système d’imagerie médicale. Ce cadre est fixé sur la tête de votre proche sous anesthésie locale.

2) Le neurochirurgien introduit la ou les deux électrodes (selon les cas) en se guidant à partir des images qu’il a prises mais aussi grâce à la réaction du patient. C’est pourquoi l’opération se déroule là encore sous anesthésie locale.

3) Sous anesthésie générale, cette fois, l’équipe implante sous la peau (au niveau de la clavicule) le boîtier de stimulation. Il est relié aux électrodes par un fil implanté dans le cou.

Combien de temps dure l’hospitalisation?

Environ 3 semaines. D’abord en neurochirurgie puis en neurologie. Ce temps permet de bien régler le niveau d’intensité de stimulation en fonction des réactions de la personne.

L’opération est-elle réversible?

Oui. On peut cesser la stimulation à tout moment.

Mon proche sera-t-il gêné ensuite dans sa vie quotidienne?

Non, il pourra se baigner par exemple un mois après l’opération. Toutefois, à vie le porteur d’appareil d’électrostimulation devra impérativement éviter les champs électromagnétiques. Ainsi IRM sont formellement proscrits ainsi que le passage sous les portiques détecteurs de métaux.  Une carte lui sera fournie afin de pouvoir passer sans encombre les points de sécurité des aéroports et autres lieux publics.