Conseils à pratiquer au quotidien pour les aidants d’un proche atteint de PSP

PSP - personne en fauteuil roulant

Il existe plusieurs variantes de la maladie, mais il est possible d’établir des conseils pratiques généraux applicables quel que soit le type de PSP.

Il existe plusieurs variantes de la maladie, mais il est possible d’établir des conseils pratiques généraux applicables quel que soit le type de PSP.

S’armer de patience

Dans le cas d’une PSP, le malade subit au quotidien des lenteurs dans l’exécution de ses mouvements. Il peut parfois être bloqué. Il faut souvent faire preuve de patience et accepter de prendre plus de temps pour tous les actes de la vie quotidienne, que ce soit au domicile ou en déplacement. Prendre le temps devient une composante essentielle de la vie d’un malade atteint de PSP et de son entourage.

Avoir des gestes doux

Certaines réactions peuvent être violentes. Si votre proche vous prend la main et la sert extrêmement fort au point de vous faire mal, de façon prolongée, ce n’est pas forcément voulu et avec l’intention de vous nuire. Essayez de ne pas avoir de réflexe d’auto-défense qui le surprenne ou lui fasse peur, mais plutôt de dialoguer tout en essayant de débloquer sa main peu à peu. Sur-réagir entraine des blocages plus importants et génère un stress inutile.

Prévenir les chutes

Il est primordial d’enlever tout obstacle au domicile. Fixer solidement les tapis au sol ou les enlever constitue une opération simple. En revanche, marches ou butées de portes fenêtres nécessiteront une aide et une vigilance. Parfois, certains passages ou lieux devront être restreints, voir interdits, sauf si votre proche est accompagné. Tout appui solide, sous forme de barres fixées au mur pourra s’avérer très utile. Un siège, à disposition, bien placé dans chaque pièce, pour s’assoir en cas d’urgence, de blocage, ou de difficulté à se déplacer, se révèlera indispensable.

Stimuler sans cesse

Sortir pour marcher de façon quotidienne constitue un excellent exercice. Pratiquer des activités régulières, physiques ou sous forme de jeux, permettra une émulation mais aussi de ne pas se centrer en permanence sur la maladie. Jouer d’un instrument, peindre, dessiner, toute activité quelle soit intellectuelle, physique, ou les deux en même temps, permettra de maintenir les capacités d’autonomie de votre proche aidé. Que ce soit le kinésithérapeute, l’orthophoniste, l’auxiliaire de vie, ou tout autre intervenant, ils sauront, à leur façon et dans leur domaine d’action, stimuler votre proche.

De façon générale, mettez en œuvre tout ce qu’il est possible de faire pour le confort du malade. Le moindre détail, bien pensé, aura une importance capitale sur l’autonomie de la personne aidée. Et, dans le cas d’une PSP, l’anticipation, l’attention, l’écoute, prennent une place toute particulière dans l’accompagnement.