Les chutes chez les seniors

Chutes : femme à terre

Les chutes chez les personnes âgées sont plus fréquentes : En plus d’entrainer un risque de fracture et d’hospitalisation, ces chutes laissent un impact psychologique plus important chez ces personnes qui peuvent perdre confiance et se replier sur elles-mêmes.

Les  chutes chez les personnes âgées sont plus fréquentes : En plus d’entrainer un risque de fracture et d’hospitalisation, ces chutes laissent un impact psychologique plus important chez ces personnes qui peuvent perdre confiance et se replier sur elles-mêmes.

Pourquoi sont-elles graves ?

Il devient souvent difficile, pour plusieurs raisons, de maintenir au domicile une personne âgée qui a déjà connu une ou des chutes : d’abord parce qu’une personne âgée qui ne pourra pas se relever seule ou donner l’alerte risque d’être immobilisée au sol sur une durée prolongée et d’avoir des complications, comme des escarres. Mais aussi parce que ces chutes peuvent entrainer un traumatisme et la peur de vivre à nouveau cet incident. Dans ce cas, la personne concernée n’osent plus se lever et il y a risque de perte d’autonomie pouvant aller jusqu’à un alitement. C’est pourquoi, chez une personne âgée, la chute est l’une des premières causes d’entrée en institution.

Comment les éviter ?

Pour éviter les chutes, il convient d’abord d’identifier les facteurs de risques. Par exemple des troubles de l’équilibre ou de la marche (liés à une pathologie ou un antécédent d’accident vasculaire cérébral), des troubles de la vue, une sensation de vertige lors de changement de position ou encore une faiblesse musculaire. De même, des problèmes au niveau des pieds et un mauvais chaussage peuvent également être à l’origine des chutes. Enfin, certains médicaments, comme des somnifères, sont susceptibles de favoriser les chutes : faire le point avec un médecin généraliste sur les traitements en cours peut permettre de limiter les risques.

Adapter l’environnement dans lequel vit la personne âgée est l’une des premières solutions pour éviter de nouvelles chutes. Le médecin traitant ou un ergothérapeute pourra vous conseiller dans l’aménagement du lieu d’habitation et évaluer le besoin d’une aide à domicile (aide-ménagère, aide-soignant,…). Mais vous pouvez commencer par appliquer des conseils simples comme adapter l’éclairage et faciliter la circulation en libérant par exemple les espaces trop encombrés, en supprimant les tapis et en mettant en place des zones ou des solutions d’appui (barres d’aide). Pensez également à mettre à disposition du senior des moyens d’alerte en cas de chute.

Réagir dès la première chute

Dès la première chute, la consultation du médecin traitant est nécessaire pour évaluer ses conséquences d’un point de vue clinique, mais également concernant l’autonomie du senior. Cette évaluation passe par un interrogatoire pour déterminer le contexte et les causes et par un bilan médical complet pouvant inclure un examen visuel, cardiovasculaire et neurologique. Pour préparer cette consultation, prenez note des traitements en cours, des troubles rencontrés récemment (troubles visuels, troubles de l’équilibre,…) et des éléments environnementaux susceptibles d’entrainer la chute (lieu et circonstances). Pour éviter les rechutes, en plus de proposer des conseils d’adaptation de l’environnement, le médecin traitant peut prescrire des séances de kinésithérapie favorisant le renforcement musculaire et l’équilibre postural.