Dossier : Sclérose en Plaques, mieux comprendre la maladie

Fatigue : comment l'en protéger, comment l'en soulager ?

Femme fatiguée

Sclérose en plaques, cancer, BPCO, suite d'un AVC... de nombreuses maladies entraînent une grande fatigue.

Sclérose en plaques, cancer, BPCO, suite d'un AVC... de nombreuses maladies entraînent une grande fatigue. Souvent pesant pour votre proche, son épuisement peut aussi vous agacer ou vous démoraliser. Voici quelques conseils pour aider votre proche à conserver son énergie.

Veillez, vous et votre proche, à ne pas négliger sa fatigue : elle cause des problèmes de concentration, des chutes... Soyez à l'écoute et parlez-en à son médecin car, selon l'origine de la fatigue, des traitements la soignent. Quand ce n'est pas le cas, des changements d'habitudes peuvent aider votre proche à moins en souffrir.

Ne laissez pas votre proche lutter contre la fatigue

Plus votre proche lutte contre sa fatigue, plus il s'épuise et met sa santé en danger. En cas de Sclérose en plaques (SEP) par exemple, la fatigue s'atténue nettement après un temps de repos très court (quelques minutes). Soyez vigilent à l'attitude de votre proche et n'hésitez pas à l'encourager à s'arrêter avant de terminer son activité.

Un sommeil contrôlé

Une sieste quotidienne de 15 à 20 minutes est souvent nécessaire pour permettre à votre proche de bien récupérer. Mais attention à ce qu'il ne s'endorme pas à chaque moment de repos sauf si son médecin le lui conseille. La qualité de son sommeil nocturne pourrait être mis à mal, occasionnant une fatigue encore plus grande en journée. La nuit, veillez à ce que ses horaires de lever et coucher soient régulières car un rythme de sommeil non-constant est un rythme qui fatigue.

Des journées organisées

Lorsque que votre proche souffre d'une fatigue constante et exacerbée par les efforts (SEP, BPCO...), aidez-le chaque matin à organiser sa journée : prévoyez des moments de repos avant et après les activités fatigantes (sortie, habillage, toilette...). Veillez aussi à ce que ses journées ne soient pas trop chargées et ne présument pas de ses capacités. En cas de sortie imprévue, organisez-vous pour qu'il puisse faire des haltes : ayez toujours un siège pliant dans le coffre de la voiture, faites appel à un ami vivant dans le quartier où vous allez, et chez qui votre proche pourra se reposer...

Fuir les fortes températures

Lors de fortes chaleurs, notre corps travaille beaucoup pour maintenir sa température à 37°C : cette dépense d'énergie est épuisante chez une personne déjà affaiblie. Évitez donc de sortir avec votre proche lors des grandes chaleurs d'été ou dans les lieux surchauffés en hiver. Dans le cas particulier de la SEP, une température extérieure de plus de 30°C exacerbe les symptômes de la maladie : privilégiez donc les bains ne dépassant pas 28°C qui pourront même, entre 20 et 24°C, réduire la fatigue de votre proche.

Pensez au réentraînement à l'effort

Quand la fatigue de votre proche le pousse à ne plus avoir d'activités, il perd en endurance et en masse musculaire : les tâches les plus minimes finissent par causer une grande fatigue. Le réentraînement à l'effort casse ce cercle vicieux. Encadré par des médecins, il permet à votre proche de regagner ou conserver de l'endurance et ainsi de gérer sa fatigue. N'hésitez pas à en parler à son médecin (traitant ou spécialiste) et lisez notre article dédié.

Note : en dehors de la maladie de votre proche, la fatigue peut-être liée à une dépression ou causée par une alimentation déséquilibrée, un stress trop important. N'hésitez pas à demander conseil au médecin de votre proche pour traiter l'origine de sa fatigue.

En savoir plus: 

Sources

  • Asthénie, fatigue. Pierre-Yves Hatron, ed. Masson, 2006.
  • Fatigue et cancer, Laurent Zelek, ed. Springer, 2009.
  • Qualité de vie et BPCO, N. Roche et T. Similowski, ed.John Libbey Eurotext, 2007.
  • Fatigue et SEP, conférence du docteur Isabelle Monteil-Roch, chef de service de médecine physique et de réadaptation de la fondation hospitalière Ste Marie, 2009