Dossier : Alzheimer : nos conseils pour mieux l’accompagner

La thérapie cellulaire, c’est quoi ?

Alzheimer : ADN

Pleine de promesses, la thérapie cellulaire semble être l'un des enjeux majeurs de la recherche médicale pour les années à venir. En quoi consiste-t-elle et quand les malades pourront-ils en bénéficier ?

Pleine de promesses, la thérapie cellulaire semble être l'un des enjeux majeurs de la recherche médicale pour les années à venir. En quoi consiste-t-elle et quand les malades pourront-ils en bénéficier ?

Thérapie cellulaire, thérapie génique, ces expressions semblent venues de la science-fiction, mais font pourtant la Une des journaux médicaux et scientifiques. Parce qu'elle pourrait dans le futur guérir les maladies neurodégénératives, la thérapie cellulaire enflamme les esprits et attise tous les espoirs. Mais, concrètement, qu'est-ce que c'est ?

La cellule est l'unité de base du vivant. Notre corps, tous nos tissus et nos organes sont constitués de cellules. Dans certaines maladies, et dans le cadre du vieillissement normal, les cellules dégénèrent et meurent. La thérapie cellulaire désigne en fait la greffe de cellules ou de tissus pour remplacer des cellules mortes ou absentes. Dans le cas les grands brûlés par exemple, la greffe concerne la peau, pour traiter les cirrhoses, la greffe concerne les cellules du foie. Dans le cas de la maladie d'Alzheimer, la thérapie cellulaire consiste à remplacer les cellules neuronales qui dégénèrent.

Malheureusement, de telles méthodes prennent du temps. Tout d'abord, il faut, avant d'en étudier l'efficacité, s'assurer de leur innocuité. De plus, les travaux de recherche utilisent parfois des cellules dites souches, provenant d'embryons humains, ce qui soulève des questions bioéthiques. et peut représenter un frein à son développement, même si d'autres pistes sont explorées à l'heure actuelle.

Ainsi, malgré des succès en laboratoire très encourageants, notamment sur des animaux, et des essais cliniques réussis, il ne faut pas s'attendre à une démocratisation de ces méthodes avant encore une bonne dizaine d'années.

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Sources

Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) http://www.inserm.fr/